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	<title>Scenarts</title>
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	<description>Conseil, Administration, Production, Spectacles vivants, Projets culturels</description>
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		<title>Phèdre les oiseaux</title>
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		<comments>http://www.scenarts.fr/wordpress/spectacles/phedre-les-oiseaux/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 Feb 2012 15:48:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>remi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Jean-Baptiste Sastre
Texte original de Frédéric Boyer
Mise en scène Jean-Baptiste Sastre
Scénographie Philippe Favier
Lumières Dominique Borrini
Son André Serré
Costumes Laurence Bruley
Dramaturgie Ellen Hammer
Assistant à la mise en scène Stefano Laguni
Avec Hiam Habbass, Jean-Baptiste Sastre et une trentaine de comédiens amateurs
Production Compagnie Aïe ; CDDB-Théâtre de Lorient, Centre Dramatique National ; Châteauvallon, Centre National de Diffusion et de Création [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><span style="color: #000000;"><a title="Scènarts Jean-Baptiste Sastre" href="http://www.scenarts.fr/wordpress/equipes-artistiques/jean-baptiste-sastre/" target="_self">Jean-Baptiste Sastre</a></span></h2>
<p><span style="color: #ff0000;">Texte original de</span> Frédéric Boyer<br />
<span style="color: #ff0000;">Mise en scène</span> Jean-Baptiste Sastre<br />
<span style="color: #ff0000;">Scénographie</span> Philippe Favier<br />
<span style="color: #ff0000;">Lumières</span> Dominique Borrini<br />
<span style="color: #ff0000;">Son</span> André Serré<br />
<span style="color: #ff0000;">Costumes</span> Laurence Bruley<br />
<span style="color: #ff0000;">Dramaturgie</span> Ellen Hammer<br />
<span style="color: #ff0000;">Assistant à la mise en scène</span> Stefano Laguni</p>
<p><span style="color: #ff0000;">Avec</span> Hiam Habbass, Jean-Baptiste Sastre et une trentaine de comédiens amateurs</p>
<p><span style="color: #ff0000;">Production</span> Compagnie Aïe ; CDDB-Théâtre de Lorient, Centre Dramatique National ; Châteauvallon, Centre National de Diffusion et de Création Culturelles ; Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture ; Le Lieu Unique, Scène nationale de Nantes ; Emmaüs Nantes, Saint-Brieuc, Vannes et Rédéné. Aide : Institut français ; Châteauvallon, Centre National de Création Culturelles (résidence de création)</p>
<p>Création en résidence &#8211; 13 mars 2012 &#8211; CDDB-Théâtre de Lorient, Centre Dramatique National</p>
<p>Le texte de Frédéric Boyer PHÈDRE LES OISEAUX est publié aux éditions P.O.L., février 2012.</p>
<p><span style="color: #ffffff;">fghghfffffhg<br />
</span>Phèdre les oiseaux est un projet international de création dramatique d’un texte contemporain inédit, traduit et travaillé dans plusieurs langues, et présenté sur différentes scènes théâtrales du monde. S’associeront à ce projet des actrices internationales pour incarner dans chaque pays cette nouvelle Phèdre (en France, en Espagne, en Amérique du sud, aux USA, en Allemagne, en Angleterre et en Inde).</p>
<p><span style="color: #ffffff;">fgfghfhgf<br />
</span><em>Interprètes pour le rôle de Phèdre :<br />
</em>Hiam Abbass (versions française et arabe)<br />
Blanca Portillo (version pour l’Espagne et l’Amérique du Sud)<br />
Angela Winkler (version allemande)<br />
Malika Sarabhai (version indienne)<br />
Version anglo-américaine en cours<br />
Version comorienne en cours<br />
<span style="color: #ffffff;">fgdfgfdgfd</span></p>
<p><span style="color: #ff0000;">Une Phèdre contemporaine</span></p>
<p>« Phèdre les oiseaux » est un poème contemporain dramaturgique, écrit par Frédéric Boyer, qui doit être mis en scène en plusieurs langues, dans différents pays, et dans plusieurs espaces par Jean-Baptiste Sastre, en 2012 et 2013. Le texte est constitué d’un long dialogue entre deux personnages, d’une voix off et de plusieurs chants brefs pour un chœur. Conçu comme un poème dramatique dans lequel les deux personnages se rencontrent et s’affrontent autour d’une mémoire douloureuse, déchirée. Ils se retrouveront lentement. Penseront se reconnaître. Sans trop y croire.</p>
<p>L’antique et terrible histoire de Phèdre et d’Hippolyte revient aujourd’hui dans la bouche de cette femme et de cet homme parmi une foule désœuvrée, abandonnée, et représentée par un chœur.</p>
<p>Cette Phèdre contemporaine ne parviendra ni à effacer son histoire ancienne, sa persécution, ni à s’en libérer. Comme nous, elle ne sait quelle mémoire lui appartient ni comment l’inventer de nouveau. Elle sort lentement d’une foule et retrouve par bribes la fable et l’histoire tragique de Phèdre. Femme d’un éternel retour sur les lieux d’un crime indéfinissable. Mais le mythe est effacé. Il ne reste que le soupçon d’une fable terrible et noire dont personne ne parvient à se détacher sans toutefois en retrouver la mémoire.</p>
<p>Cette femme semble revenir d’un monde très ancien et perdu. L’histoire de Phèdre, femme du légendaire Thésée, roi d’Athènes, qui s’éprend d’Hippolyte, le fils que Thésée a eu avant elle, avec Antiope reine des Amazones. Devant le refus de son beau-fils, elle l&#8217;accuse à tort de viol puis se suicide. Cette histoire d’un amour criminel est attestée dès l’Age Classique des Grecs, et sans doute dès les 12ème et 8ème siècles avant notre ère, au temps reculé de Mycènes et de Minos où la fable antique fait évoluer les personnages. Cet amour impossible, a non seulement détruit Phèdre et Hippolyte, mais a révélé la noirceur du monde, et la violence des liens fragiles, ambigus, qui nous unissent. Dans ce texte, c’est un personnage contemporain qui reprend le combat singulier avec les forces du passé, avec l’amour et la destruction. Comme chacun d’entre nous, sans le savoir souvent, s’oppose pour survivre à une histoire qui l’attend depuis très longtemps.</p>
<p>Un homme, sorti de nulle part, répond à cette Phèdre « malgré elle ». Tout en essayant de la chasser ou de l’éviter, il va prononcer avec elle une sorte de chant sauvage pour tenter, une dernière fois peut-être, de sauver cette vieille et terrible histoire. Ou de se sauver eux-mêmes de la fatalité de toute histoire. Il n’est plus question d’amour impossible ou d’inceste. C’est une convocation anonyme jusque dans la langue que nous parlons et que nous ne connaissons pas.<br />
Il n’y a jamais eu une seule Phèdre mais des incarnations successives et peut-être ici simultanées de multiples Phèdre. Dont les histoires reviennent dans les souvenirs du vieux Thésée qui ne meurt pas. Un roi perdu qui a traversé le noir complet.</p>
<p>L’histoire de Phèdre devient ici celle des ressorts secrets d’une exclusion, d’une condamnation sans objet. Cette pièce tente de faire entendre le chant terrible de notre propre banalité. Ce chant palimpseste caché derrière toutes nos petites histoires criminelles et amoureuses.<br />
<span style="color: #ffffff;">ghgfgfhfhg</span></p>
<p><span style="color: #ff0000;">Un chœur fragile</span></p>
<p>Ce chœur appartient au monde des sans voix, des anonymes, des fragiles. Les palais sont détruits. Le monde ancien ne dit plus rien. Du passé ne reste que la forme d’une lutte, d’un combat avec nous-mêmes.</p>
<p>Le projet de cette nouvelle Phèdre fut d’associer dès son origine et sa construction une collaboration active et créative avec les communautés Emmaüs. Proposer à des compagnons et des amateurs de participer à l’aventure de la scène sur le plateau des représentations notamment en constituant le chœur du poème. De travailler à la scénographie, à la création des costumes et des décors&#8230; Cette collaboration s’inscrit elle-même dans le travail voulu par Jean-Baptiste Sastre sur le texte.<br />
<span style="color: #ffffff;">fghfggf</span></p>
<p><span style="color: #ff0000;">Filmer Phèdre les oiseaux</span></p>
<p><strong>Le film documentaire : un road movie de deux ans sur les pas de la création d’un spectacle aux quatre coins du monde<br />
</strong>Réaliser ce documentaire c’est témoigner de cette aventure, un peu comme un road movie culturel, à la rencontre des différentes Phèdre, en suivant les rencontres, le travail dans chaque pays : la France, l’Italie et l’Espagne, l’Allemagne mais aussi l’Angleterre, l’Amérique du sud, l’Inde&#8230; Et témoigner de la façon dont de grandes actrices internationales tentent, dans leur propre langue, d’incarner le même personnage et la même histoire, à travers un texte d’aujourd’hui qui se transmet d’une langue, d’une culture à une autre, et sur des échanges entre l’auteur, le metteur en scène, les traducteurs, les acteurs&#8230; Ce film serait le lien, le témoin entre ces différents pays. Il ferait partie intégrante du projet de création lui-même et serait projeté à Marseille, à l’occasion de la venue dans la ville des différents spectacles.</p>
<p><strong>Captation et retransmission des différents spectacles comme événement de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture<br />
</strong>L’aboutissement de ce projet de création c’est la rencontre de ces différentes Phèdre à Marseille, dans le cadre des créations culturelles pour Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture. Filmer en direct ces différents spectacles d’un même texte en plusieurs langues et plusieurs adaptations scénographiques permet ainsi de rendre compte d’un travail culturel dans lequel, quasi simultanément, un spectacle se crée aux quatre coins du monde puis se retrouve dans des espaces aux quatre coins de la ville de Marseille : un stade de foot dans les quartiers Nord de la ville, le château Pernod Ricard, une carrière désaffectée, un théâtre, une entreprise&#8230;</p>
<p><span style="color: #ff0000;">BIOGRAPHIES</span></p>
<p><span style="color: #ff0000;">Frédéric Boyer<br />
</span>Frédéric Boyer est écrivain, traducteur et éditeur. Auteur d’une trentaine de livres, tous publiés chez P.O.L, il est né en 1961 à Cannes. Ancien élève de l’École Normale Supérieure, il a enseigné la littérature française et comparée à l’Université et en prison. Il a également mené parallèlement des études d’exégèse biblique. Il publie son premier récit en 1991 (<em>La Consolation</em>, P.O.L), et obtient en 1993, le prix du livre Inter pour son roman <em>Des Choses idiotes et douces</em> (P.O.L). De 1994 à 2001, il dirige le chantier de la nouvelle traduction de la Bible aux éditions Bayard qui associe des spécialistes des textes bibliques à des écrivains contemporains (Olivier Cadiot, Jean Echenoz, Florence Delay, Emmanuel Carrère&#8230;). Lui-même co-traduit le livre de la Genèse et certaines lettres de Paul. En 2009, il traduit pour le théâtre <em>La tragédie du roi Richard II</em> mis en scène par Jean-Baptiste Sastre</p>
<p><span style="color: #ff0000;">Hiam Abbass</span> (version française et arabe)<br />
Hiam Abbass grandit dans un village du nord de la Galilée, en Israël. Si elle monte sur les planches dès 7 ans, elle s’oriente rapidement vers la photographie, qu’elle étudie à Haïfa. Elle rejoint ensuite la troupe palestinienne de El-Hakawati, avant de travailler dans un théâtre pour enfants. En 1987, elle fait sa première apparition au cinéma dans <em>Noces en Galilée</em> de Michel Khleifi, où elle incarne une femme violée par son mari. Après un détour par Londres, Hiam Abbass s’installe en France à la fin des années 80, tournant pour le petit et le grand écran. Militante du FLN dans <em>Vivre au paradis</em>, elle campe l’épouse de Depardieu dans <em>Aime ton père</em>. L’actrice accède à la notoriété grâce à son rôle de sage mère de famille s’adonnant à la danse du ventre dans <em>Satin rouge</em> de la tunisienne Raja Amari (2002). Polyglotte, Hiam Abbass conseille Spielberg sur le tournage de <em>Munich</em>, incarne la mère d’un kamikaze dans <em>Paradise Now</em> (2005), et joue le rôle de la soeur affranchie de <em>la Fiancée syrienne</em> dans le film d’Eran Riklis qui en fera plus tard l’héroïne obstinée des <em>Citronniers</em> (2008). Si elle travaille avec les plus fameux cinéastes du Proche-Orient, de Yousry Nasrallah à Amos Gitaï (<em>Free zone</em> en 2005), la comédienne au visage de madone, auteur de deux courtsmétrages, est aussi très sollicitée en France : dirigée par Patrice Chéreau et Jean Becker (<em>Dialogue avec mon jardinier</em>), elle prête sa voix au dessin animé<em> Azur et Asmar</em>. Cette actrice sans frontières croise la route des américains Jim Jarmusch (<em>The Limits of control</em>) et Thomas McCarthy (<em>The Visitor</em>). C’est un cinéaste voyageur, Julian Schnabel, qui lui confie le rôle de Hind Husseini, directrice d’un orphelinat pour enfants palestiniens dans <em>Miral</em>, présenté à Venise en 2010.</p>
<p><span style="color: #ff0000;">Philippe Favier<br />
</span><span style="color: #808080;">Scénographie<br />
</span>Philippe Favier est né à Saint-Étienne en 1957. Il passe son enfance dans le monde minuscule d’épingles et de rubans de la mercerie familiale où il coud des boutons sur des cartons et invente des royaumes aux petits personnages avec lesquels il joue de longues heures. Elève turbulent, il découvre cependant grâce à un professeur de français conteur les possibilités de l’expression écrite et orale. Après avoir pratiqué le théâtre et la photographie, il prépare son baccalauréat tout en collaborant à l’Hebdo de Saint-Étienne en tant que dessinateur de presse. En 1979, il intègre les Beaux-Arts de Saint-Étienne (dont il deviendra professeur en 1987). À la peinture qui lui semble une lourde « manigance », il préfère le contact du crayon ou de la plume sur le papier ou le verre. Travaillant sur la miniature, il se fait le cartographe méticuleux de continents imaginaires. Il se plaît également à « radiographier » tout ce qui relève du corps, de sa souplesse, transposant ainsi son interrogation récurrente sur la nature humaine, dérisoire, absurde ou tragique, dans l’ « infiniment petit ». En 1981, il est sélectionné pour participer à Atelier 81-82 qui présente au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris, une nouvelle génération d’artistes français avec, entre autres, Aberola, Blais et Combas. Sa première exposition personnelle est présentée à la galerie Napalm à Saint-Étienne en 1981. À partir de 1988, ses formats s’agrandissent notamment pour les oeuvres qu’il réalise pour les espaces publics. Philippe Favier vit et travaille entre Veaunes (Drôme) et Nice et expose régulièrement en France et à l’étranger.</p>
<p><span style="color: #ff0000;">Dominique Borrini<br />
</span><span style="color: #808080;">Lumières<br />
</span>Dominique Borrini réalise des mises en lumière aussi bien pour l’opéra, le théâtre ou la danse. Il rencontre Klaus Michael Grüber en 1989 pour <em>La Mort de Danton</em> de Büchner aux Amandiers, puis le retrouve pour <em>Hypérion</em> de Maderna à l’Opéra Comique, <em>La Traviata</em> au Châtelet, <em>L’Incoronazione di Poppea</em>, Triptyque Boulez/Grüber au Festival d’Aix-en-Provence, <em>Aïda</em> au Denederlandse Opera d’Amsterdam, <em>Boris Godounov</em> au Théâtre de la Monnaie. Il collabore également avec Ariel Garcia Valdès sur <em>La Favorite</em> au Real à Madrid, <em>Il Barbiere di Siviglia</em> à l’Opéra de Massy, <em>Syllabaire pour Phèdre</em> de Ohana à Vichy, <em>Place des Héros</em> de T. Bernhard, <em>Les Trois soeurs</em> de Tchekov à Barcelone, <em>Noces de sang</em> à Séville ; avec Laurence Dale sur <em>Le Songe d’une nuit d’été</em> de Mendelssohn, <em>L’Opera Seria</em> de Gassmann au Reisopera, <em>Powder Her Face</em> de T. Ades, <em>Das Land Das Lächens</em> à Salzbourg, <em>Ariadne Auf Naxos</em> à Monte Carlo; avec Christophe Perton pour <em>Dido and Æneas</em> à Genève, <em>L’enfant Froid</em> de Mayenburg, <em>Le Belvedère</em> d’Horwath, <em>Woyzeck</em> de Büchner; avec Alessandro Baricco sur <em>City</em> au festival RomaEuropa ; avec Marthe Keller sur <em>Dialogues des Carmélites</em> à l’Opéra du Rhin ; avec Louis Erlo pour <em>La Damnation de Faust</em> à Lyon ; avec Peter Konwitschny pour <em>Cassandre</em> au Châtelet ; avec José Luis Gomez pour <em>La Vie est un songe</em> à l’Odéon, <em>Maître Puntilla et son Valet Matti</em> à Madrid… Il a aussi collaboré avec Marie Louise Bischofberger, Jean-Claude Berutti, Vincent Garanger, Yann Joël Colin, Bérangère Bonvoisin, Stéphane Fievet, Sylvain Lhermite, Sergi Belbel, et les chorégraphes Blanca Li, Bernardo Montet, Roland Petit. De ses rencontres avec différents peintres scénographes, dont Gilles Aillaud, Bernard Michel et Edouardo Arroyo, naît une complicité qui enrichit la palette de son expression dans le traitement dramaturgique de ses espaces de lumière. Il consacre une partie de ses activités à l’enseignement de la lumière et à la muséographie.</p>
<p><span style="color: #ff0000;">André Serré<br />
</span><span style="color: #808080;">Son<br />
</span>Qu’il soit technicien du son,<br />
Qu’il soit metteur en scène,<br />
André Serré est surtout un poète<br />
Et un amoureux du spectacle<br />
Sous tous ses aspects.<br />
Il affectionne particulièrement les rapports subtils<br />
Entre le jeu théâtral et les sons,<br />
Entre le clinquant de la représentation<br />
Et la vie plus secrète,<br />
Souvent émouvante des coulisses.<br />
Sensible, comme on pourrait le dire d’un micro,<br />
Il est à l’affut des petites vibrations de la vie,<br />
Comme de ses grands chambardements.</p>
<p><span style="color: #ff0000;">Laurence Bruley<br />
</span><span style="color: #808080;">Costumes<br />
</span>Laurence Bruley intègre en 1981 l’École Supérieure d’Art Dramatique du T. N. S. en section scénographie /création de costumes associant ainsi ses deux intérêts majeurs, le dessin et le théâtre. À l’issue de ses études, elle débute son activité professionnelle : sa rencontre avec Susan Buirge, chorégraphe américaine donne lieu à une fidèle collaboration (<em>Des Sites</em> en 1984, <em>Parcelle de Ciel</em> en 1985, <em>Artémis</em> en 1988, <em>Grand Éxil</em> en 1990, <em>Le Jour d’après</em> en 2001, <em>L’Oeil de la forêt</em> en 2002, <em>Soli</em> en 2005, <em>À l’abri des vents</em>, <em>At a cloud gathering</em> en 2006). Mais son activité s’exerce surtout au théâtre, signant à la fois les décors et les costumes notamment pour Philippe Adrien (<em>Rêves de Kafka</em> 1985), l’Attroupement 2 (<em>La Résistible Ascension d’Arturo Ui</em> en 1986), Jean- Paul Wenzel (<em>Le Théâtre ambulant Chopalovitch</em> en 1992), Sylvie Mongin-Algan (<em>Le Chien du jardinier</em> en 1988, <em>Le Chandelier</em> en 1989, <em>Pardaillan</em> en 1990, <em>Fuente Ovejuna</em> en 1999), Slimane Benaissa (<em>Les confessions d’un Musulman de mauvaise foi</em> en 2004). Elle signe aussi les costumes pour Jean-Louis Benoit (<em>Le Procès de Jeanne</em> <em>d’arc, veuve de Mao Tsé Toung</em> en 1986), Éric Lacascade (<em>Platonov</em> en 2002, <em>Hedda Gabler</em> en 2005) Ahmed Madani (<em>L’amante anglaise</em> en 2010) et les scénographies pour Guy Freixe (<em>Danser à Lughnasa</em> en 2003, <em>Don Juan</em>, <em>Aprés la pluie</em> en 2005, <em>Kroum l’ectoplasme</em> en 2008), Lisa Wurmser (<em>La bonne Ame du Setchouan</em> en 2004, <em>La Mouette</em> en 2006), Benoit Lavigne (<em>Adultères</em> en 2006, <em>Baby Doll</em> &#8211; nomination 2009 pour le Molière de la scénographie &#8211; , <em>Grand Écart</em> en 2010, <em>Pluie d’Enfer</em> en 2011). Récemment elle a dessiné les éléments de décors et les costumes pour <em>Calacas</em> la dernière création du théâtre équestre Zingaro</p>
<p><span style="color: #ff0000;">Ellen Hammer<br />
</span><span style="color: #808080;">Dramaturgie<br />
</span>Ellen Hammer est né à Munich, où elle a étudié la littérature et l’histoire du théâtre. De 1967 à 1970, elle a travaillé au Münchner Kammerspielen comme assistante à la dramaturgie et à la mise en scène. De 1970 à 1978, elle a travaillé à la Schaubühne de Berlin avec Klaus Michael Grüber et Peter Stein. Depuis 1978, elle a régulièrement travaillé en tant que collaborateur de Klaus Michael Gruber. Ellen Hammer a mis en scène, entre autres, <em>Aus der Fremde</em> de Jandls à la Schaubühne Berlin, <em>Quartet</em> et <em>Philoctète</em> de Heiner Müller à Bonn, <em>L’Inconnue</em> d’après Horváth au Piccolo Teatro de Milan, <em>Caligula</em> de Camus et Richard II de Shakespeare à Graz. Elle a participé aux productions de Robert Wilson (<em>Alceste</em> d’après Euripide de Heiner Müller , <em>Le Roi Lear</em> de Shakespeare et <em>Le Chant du cygne</em> de Tchekhov) notamment en tant que dramaturge pour <em>La Flûte enchantée</em> à l’Opéra Bastille et <em>Les Fables de La Fontaine</em> à la Comédie-Française. Elle fut aussi dramaturge de Klaus Michael Grüber pour les opéras : <em>Parsifal</em>, <em>Otello</em> et <em>Aida</em> à Amsterdam, <em>L’Incoronazione di Poppea</em> à Aix, <em>Don Giovanni</em> à la Triennale de la Ruhr, <em>Il Ritorno d’Ulisse in Patria</em>, <em>Idomeneo</em>, <em>Katerina Ismailova</em>, <em>L’affaire Makropoulos</em> et <em>Docteur Faustus</em> (Zurich).</p>
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		<title>Un laboratoire vivant pour une pratique collective des idées</title>
		<link>http://www.scenarts.fr/wordpress/et-aussi/les-rencontres-daligre/un-laboratoire-vivant-pour-une-pratique-collective-des-idees/</link>
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		<pubDate>Tue, 29 Nov 2011 11:29:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>remi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Agir et réfléchir aujourd’hui en citoyen curieux du monde et des questions qui le traversent, c’est se trouver confronté à la contrainte d’un espace public réputé très ouvert, mais qui dépend sans cesse de canaux médiatiques très restreints, avec leurs figures dominantes et leurs paroles à sens unique.
Pour les jeunes générations, l’École, quand elle joue [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Agir et réfléchir aujourd’hui en citoyen curieux du monde et des questions qui le traversent, c’est se trouver confronté à la contrainte d’un espace public réputé très ouvert, mais qui dépend sans cesse de canaux médiatiques très restreints, avec leurs figures dominantes et leurs paroles à sens unique.</p>
<p>Pour les jeunes générations,<strong> l’École</strong>, quand elle joue son rôle, assure non seulement la transmission des savoirs, mais leur appropriation critique.<br />
Mais pour les citoyens soucieux de penser par eux-mêmes, de partager leurs expériences, leurs questions, leurs audaces, il est besoin de zones et de lieux de traverses, complémentaires des grandes institutions culturelles, capables d’en relayer le dynamisme mais aussi de frayer des voies nouvelles.</p>
<p>Professeurs de philosophie, nous avons longtemps enseigné en classes terminales, dans les séries générales ou technologiques ; aujourd’hui en classes préparatoires littéraires, aussi bien dans les lycées du centre parisien (Fénelon, Henri IV, Condorcet) que dans ceux de la périphérie (Auguste Blanqui à Saint-Ouen).<br />
Associés à différents projets universitaires, nous collaborons depuis plusieurs années aussi à la fabrication de la revue <strong>Cahiers philosophiques</strong> (éditée par le CNDP depuis 1979). Cette revue discrète mais efficace allie l&#8217;exploration patiente et tenace des différentes traditions de la philosophie à celle de ses déplacements contemporains.</p>
<p>Le moment est venu pour nous, par ailleurs engagés dans la vie associative et citoyenne, de tisser un lien plus fort entre le travail sur les idées et leur appropriation publique. Nous sommes en recherche d’un lieu ouvert à la réflexion collective, et disponibles pour y assumer une responsabilité active.<br />
Au moment où s’ouvre avec <strong>Bernard Sobel</strong> un nouvel espace de répétition – c’est-à-dire aussi de réflexion – près du marché d’Aligre, nous nous proposons d’y apporter notre contribution.</p>
<p>Depuis les Grecs, théâtre, philosophie, citoyenneté, historicité, ont partie liée : lorsque la question vient à primer sur la réponse (celle de la Justice par exemple), lorsqu’elle est mise en scène dans des drames et des figures déchirantes, offerts au spectacle et à l’exercice du jugement en commun.<br />
En projet, deux axes complémentaires : un cycle de conférences-débats ; associé à des ateliers de lecture et de réflexion.<br />
Les conférences &#8211; mensuelles à partir d’Octobre et organisées autour d’une personnalité invitée &#8211; travailleront certaines questions vives du temps présent : les nouvelles dimensions et figures du collectif; le cosmopolitisme et l’identité ; libéralisme et liberté ; l’appropriation publique et privée aujourd’hui ; nouvelles richesses et nouvelles pauvretés ; les limites de la démocratie ; science et démesure ; le sens du travail ; nature et animalité…<br />
Les ateliers, dans la continuité des conférences, prendront la forme de lectures, d’interprétation de textes, de présentations cinématographiques ou théâtrales : cycles de deux ou trois séances pour reprendre et prolonger les éléments des conférences.</p>
<p>S’agissant des intervenants, nous aurons le triple souci de la compétence, de l’ouverture au dialogue public, mais aussi du renouvellement et de la pluralité des voix.<br />
<strong>Il importe de poursuivre le travail engagé ces dernières années avec Étienne Balibar, Marie- José Mondzain, Jean-Luc Nancy, Bernard Pautrat , Patrice Loraux…</strong></p>
<p>Il importe également de faire entendre et émerger des expériences singulières, des paroles nouvelles, différentes, inédites.<br />
En appui : des perspectives de publications, via les revues &#8211; <strong>Cahiers philosophiques, Théâtre/Public</strong>; via une mise en forme internet, pour consolider et élargir la diffusion.</p>
<p>En perspective : un laboratoire vivant pour des pensées partagées, qui prenne le risque de l’incertitude et de la conflictualité et assume sans détours les difficultés dont nous sommes contemporains.</p>
<p style="text-align: right;">Nathalie Chouchan, Frank Burbage<br />
Agrégés de philosophie (ENS)<br />
Professeurs de chaire supérieure aux Lycées Condorcet (Paris) et Auguste Blanqui (Saint Ouen)</p>
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		<item>
		<title>Moi je crois pas !</title>
		<link>http://www.scenarts.fr/wordpress/spectacles/moi-je-crois-pas/</link>
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		<pubDate>Fri, 28 Oct 2011 15:27:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>remi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Charles Tordjman
De Jean-Claude Grumberg
Mise en scène : Charles Tordjman
Scénographie : Vincent Tordjman
Lumières : Christian Pinaut
Musique : Vicnet
Costumes : Cidalia Da Costa
Maquillage : Cécile Kretschmar
Avec
Pierre Arditi et Catherine Hiegel
Production Théâtre du Rond-Point/Le Rond-Point des tournées, en partenariat avec le Centquatre et la Compagnie Fabbrica
La Compagnie Fabbrica est financée par le Ministère de la Culture (DGCA), la Région [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a title="Scènarts Charles Tordjman" href="http://www.scenarts.fr/wordpress/equipes-artistiques/charles-tordjman/" target="_self">Charles Tordjman</a></h2>
<p><span style="color: #ff6600;"><span style="color: #ff0000;">De</span> </span>Jean-Claude Grumberg<br />
<span style="color: #ff0000;">Mise en scène</span> : Charles Tordjman<br />
<span style="color: #ff0000;">Scénographie </span>: Vincent Tordjman<br />
<span style="color: #ff0000;">Lumières </span>: Christian Pinaut<br />
<span style="color: #ff0000;">Musique</span> : Vicnet<br />
<span style="color: #ff0000;">Costumes</span> : Cidalia Da Costa<br />
<span style="color: #ff0000;">Maquillage</span> : Cécile Kretschmar</p>
<p><span style="color: #ff0000;">Avec</span><br />
Pierre Arditi et Catherine Hiegel</p>
<p><span style="color: #ff0000;">Production</span> Théâtre du Rond-Point/Le Rond-Point des tournées, en partenariat avec le Centquatre et la Compagnie Fabbrica<br />
La Compagnie Fabbrica est financée par le Ministère de la Culture (DGCA), la Région Lorraine, le CR de Meurthe-et-Moselle</p>
<p><span style="color: #ff0000;">Calendrier</span><br />
Du 4 février au 24 mars 2012 à 18h30 au Théâtre du Rond-Point<br />
<em>Relâche les lundis, les 5  février, 6, 7, 8 et 13 mars</em></p>
<p><a title="Scènarts Charles Tordjman Moi je crois pas !" href="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/Moijecroispas1.pdf" target="_blank">Lire le dossier</a></p>
<p> <br />
<span style="color: #ff0000;">Monte le son qu’on loupe pas les pubs.<br />
</span>Jamais on les aura vus comme ça, Pierre Arditi et Catherine Hiegel. Au pire de l’humanité à vif, à nu, vieillards tendres avachis d’un amour retombé comme un soufflé. Un homme, une femme, et le temps qui a fait son œuvre ; poison lent. Fini la séduction, les élans de l’amour naissant. Monsieur et Madame s’affrontent. Ils se cherchent des poux, provoquent leur guerre intestine. Ils conjurent l’ennui familier par les accrocs de la dispute. Les écrivains ont-ils des nègres ? Le onze septembre est-il un coup monté ? Lui n’y croit pas, elle si. Elle croit en l’existence du yeti, elle croit que les fèves provoquent les prouts. Lui, non. Ils luttent. Batailles. Et les soirées passent. Et la télévision qu’on allume quand la trêve est possible. Deux bêtes de scène labourent les terres fertiles des idées reçues, des préjugés, et de la bêtise partagée. Portraits au vinaigre d’une France à pantoufles très élimées et à télé trop allumée.</p>
<p>Né en 39, bardé de médailles, de Molières, l’auteur de <em>L’Atelier</em>, de <em>Zone libre</em>, scénariste attitré de Costa Gavras, ou du <em>Dernier métro</em> de Truffaut, Grumberg est lauréat des grands prix de l’Académie française et de la Sacd pour l’ensemble de son œuvre. Le metteur en scène Charles Tordjman, qui fut directeur de la Manufacture, CDN de Nancy, dirigeait récemment <em>Vers toi terre promise, tragédie dentaire</em> du même auteur, succès mordant. Pour le metteur en scène <em>Moi je crois pas !,</em> « c’est une France qui aurait perdu la mémoire. Une France rétrécie comme une île qui aurait peur d’être dévorée par d’étranges animaux étrangers. Une France aux fenêtres fermées qui devine les ombres à l’existence improbable, une France qui oublie qu’elle n’est pas seule. Une France qui s’effraie de cela en toute innocence. Une France en apesanteur. » Le tandem Grumberg / Tordjman oppose deux blocs, deux humanités bouffées par les ravages de la routine qui s’affrontent comme deux pays en conflits. Avec le temps, les opposants oublient dans la querelle les raisons de la hargne, de la petite torture journalière.</p>
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		<title>Tous ceux qui tombent</title>
		<link>http://www.scenarts.fr/wordpress/spectacles/tous-ceux-qui-tombent/</link>
		<comments>http://www.scenarts.fr/wordpress/spectacles/tous-ceux-qui-tombent/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 27 Oct 2011 10:29:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>remi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.scenarts.fr/wordpress/?page_id=1893</guid>
		<description><![CDATA[Jacques Nichet
De Samuel Beckett
Traduit de l&#8217;anglais par Robert Pinget
Texte édité aux Editions de Minuit
Mise en scène : Jacques Nichet
Collaboration à la mise en scène : Aurélia Guillet
Son : Bernard Vallery, Aline Loustalot
Scénographie : Philippe Marioge
Bruitages : Bertrand Amiel
Avec
Edith Scob, Michael Lonsdale, Dominique Pinon, Philippe Fretun, Pierre Baux, Mouss, Laurence Mayor, Camille Grandville, Jeanne Duquesne, Mireille [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a title="Scènarts Jacques Nichet" href="http://www.scenarts.fr/wordpress/equipes-artistiques/jacques-nichet/" target="_self">Jacques Nichet</a></h2>
<p><span style="color: #ff0000;">De </span>Samuel Beckett<br />
<span style="color: #ff0000;">Traduit de l&#8217;anglais par</span> Robert Pinget<br />
Texte édité aux Editions de Minuit<br />
<span style="color: #ff0000;">Mise en scène</span> : Jacques Nichet<br />
<span style="color: #ff0000;">Collaboration à la mise en scène</span> : Aurélia Guillet<br />
<span style="color: #ff0000;">Son</span> : Bernard Vallery, Aline Loustalot<br />
<span style="color: #ff0000;">Scénographie</span> : Philippe Marioge<br />
<span style="color: #ff0000;">Bruitages</span> : Bertrand Amiel</p>
<p><span style="color: #ff0000;">Avec</span><br />
Edith Scob, Michael Lonsdale, Dominique Pinon, Philippe Fretun, Pierre Baux, Mouss, Laurence Mayor, Camille Grandville, Jeanne Duquesne, Mireille Mosse et François Toumarkine</p>
<p><span style="color: #ff0000;">Coproduction</span> Compagnie l’Inattendu, Théâtre Vidy-Lausanne<br />
Avec le soutien du Théâtre de la Commune – CDN d’Aubervilliers</p>
<p><span style="color: #ff0000;">Production et diffusion</span> Scènarts &#8211; Contacter <a href="mailto:r.jullien@scenarts.fr" target="_self">Rémi Jullien</a></p>
<p><span style="color: #000000;">Télécharger <a title="Scènarts Jacques Nichet Tous ceux qui tombent" href="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/Dossier-TCQT.pdf" target="_blank">le dossier<br />
</a><span style="color: #ffffff;">fggfgf</span></span></p>
<p><span style="color: #ff0000;">Un spectacle sonore</span></p>
<p>Cette pièce radiophonique prend la forme d’un spectacle sonore au format atypique. Le dispositif scénique s’adresse à des spectateurs, installés dans des transats, invités à se laisser guider par la musique de la partition beckettienne.</p>
<p>« Prenez ce texte comme une partition musicale avec ces temps de suspens (silence), ces inflexions, virgule, point. Il est souvent arrivé à Samuel Beckett, metteur en scène de son texte, de demander à un acteur de transformer une virgule en point final.<br />
Ce texte n’est pas une chronique villageoise, de même qu’En Attendant Godot ne raconte pas la vie des clochards.<br />
Tout va se passer dans le noir. On entend les voix de fantômes qui hantent un pays désolé.<br />
La vie est un songe : La jeune fille et la mort ouvre la pièce. A la fin, la jeune fille « doit être vieille comme le monde maintenant ». En une belle journée, le temps d’une vie a passé.<br />
Nous nous arrêterons sur le texte et l’image sonore. Car comme dit Samuel Beckett, « le reste, c’est de l’Ibsen ».<br />
Nous pourrions donner tous ensemble « l’illusion d’un cauchemar comique ».<br />
Jacques Nichet, Octobre 2011</p>
<p><em>La poésie, la musique, le mystère, c’est ce qui m’a attiré dans l’oeuvre de Beckett.<br />
Quand je joue, je me laisse guider par la musique.<br />
</em>David Warrilow</p>
<p><em>« Qu’auriez-vous fait si vous n’aviez pas pu écrire ? ». J’aurais écouté de la musique.<br />
</em>Samuel Beckett</p>
<p><span style="color: #ffffff;">hjjj</span></p>
<p><span style="color: #ff0000;">Beckett à portée d’oreille</span></p>
<p>Je souhaite de tout cœur pouvoir participer avec vous à une expérience hors norme : redonner vie au « chef-d’œuvre inconnu » de S. Beckett Tous ceux qui tombent non pas sur une scène, l&#8217;auteur l&#8217;a expressément interdit, mais à l&#8217;intérieur d&#8217;un espace sonore théâtral où circuleraient des voix fantômes. Le public serait bel et bien averti, il viendrait entendre une pièce et non la voir. On introduirait les auditeurs dans le noir. On les inviterait à mettre un masque sur les yeux comme pour un voyage. Vers un pays imaginaire, vers une Irlande perdue que Beckett retrouve en renouant son écriture à une langue anglaise abandonnée depuis longtemps… Nous donnerons l&#8217;œuvre dans la traduction de Robert Pinget, réalisée avec l&#8217;assentiment de l&#8217;auteur.<br />
La voix éplorée et joyeuse de Mme Rooney suit à petits pas son chemin vers la gare, pour aller chercher son mari aveugle. Elle croise des gens du coin ou de vieilles connaissances, toujours émoustillées en sa présence comme dans le temps… Elle rencontre une fidèle de sa paroisse, d&#8217;un intégrisme exacerbé !<br />
Madame Rooney &laquo;&nbsp;avance&nbsp;&raquo; à petit pas en faisant du surplace au milieu de l&#8217;auditoire : ce sont les paysages sonores environnants qui, en se déplaçant dans le sens contraire, donneront l&#8217;illusion de son avancée…<br />
Après la traversée de la cambrousse, voici le remue-ménage de la gare, le passage des trains, la descente des voyageurs qui s&#8217;éparpillent lentement, un grand temps de silence avec là-bas, encore audible, le sifflet de la micheline qui s&#8217;efface dans le vide, puis l&#8217;arrivée de Monsieur Rooney.<br />
Commence le retour avec un mari aussi aveugle que le public. Retour lent, angoissant : le temps se gâte, le caractère de l&#8217;époux aussi ! Le vent balaye le récit. Les deux vieux cheminent cahin-caha face à la nuit qui monte et la tempête qui mugit au loin.<br />
Ce road-movie policier et métaphysique, tout en tension, se situe dans une île où rôde le Mal (Hitchcock et ses oiseaux tourneront leur film dans les parages). L&#8217;angoisse se mêle à la vitalité d&#8217;un humour glacé et aux gags dignes du cinéma muet. Après avoir vu le grand Karl Valentin dans sa petite salle de Munich, Beckett avoue avoir &laquo;&nbsp;ri bien tristement&nbsp;&raquo;. Ce sera un de nos enjeux.<br />
Madame Rooney insiste auprès de son mari pour connaître les raisons du retard de son train. Monsieur Rooney cherche à &laquo;&nbsp;noyer le poisson&nbsp;&raquo;. Dans les dernières lignes du texte, le secret tombe : un gamin est passé sous les roues du convoi et l&#8217;on croit comprendre que Monsieur Rooney a par là réglé ses comptes avec l&#8217;Humanité. Ainsi s&#8217;achève ce conte cruel, nouvelle facette d&#8217;un même génie.<br />
L&#8217;héritier de Beckett, son neveu, et Irène Lindon, directrice des éditions de Minuit, soutiennent notre proposition qui respecte le désir du poète de laisser à cette œuvre sa forme radiophonique : une radio qui prendra du relief à l&#8217;intérieur d&#8217;un espace théâtral. Des voix nues circuleront dans le noir parmi des aveugles pour &laquo;&nbsp;être vues&nbsp;&raquo;, fantômes réveillant nos fantômes.<br />
Jacques Nichet, Lettre adressée aux comédiens en juillet 2011</p>
<p><span style="color: #ffffff;">hjjjj</span></p>
<p><span style="color: #ff0000;">Samuel Beckett</span></p>
<p><a href="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/samuel-backett.bmp"><img class="alignleft size-full wp-image-1901" title="samuel backett" src="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/samuel-backett.bmp" alt="samuel backett" /></a>Samuel Beckett est né à Dublin le 13 avril 1906. Issu d&#8217;une famille protestante, il étudie le français au &laquo;&nbsp;Trinity College&nbsp;&raquo; de Dublin. En 1928, il est nommé lecteur d&#8217;anglais à l&#8217;École Normale Supérieure de Paris, et fait la connaissance de James Joyce, dont il traduit en 1930 Anna Livia Plurabelle. De 1931 à 1937, il effectue de nombreux voyages, résidant tantôt en France, tantôt en Angleterre, mais à partir de 1938, il se fixe définitivement à Paris.</p>
<p>Jusqu&#8217;à la guerre, Beckett écrit ses livres en anglais. Après 1945, il commence à traduire ses ouvrages antérieurs – et notamment Murphy – en français, et à écrire des poèmes et des nouvelles dans cette langue. En 1953, <em>En Attendant Godot</em> est représenté à Paris dans une mise en scène de Roger Blin. La pièce connaît immédiatement un immense succès. Beckett acquiert alors une réputation croissante qui conduit en 1969 à l&#8217;attribution du Prix Nobel de Littérature.</p>
<p>L&#8217;œuvre de Samuel Beckett est très abondante, notamment les romans et les récits (pour la plupart écrits en français). Les pièces de théâtre, moins nombreuses, sont mondialement connues : <em>En attendant Godot</em>, <em>Fin de partie</em>, <em>Tous ceux qui tombent</em> (1957), <em>La Dernière bande</em> (1960), <em>Oh les beaux jours</em> (1963), <em>Comédie</em> (1963), <em>Comédie et actes divers</em> (pièce radiophonique, 1964).</p>
<p>Œuvre &laquo;&nbsp;théâtrale&nbsp;&raquo; et œuvre &laquo;&nbsp;romanesque&nbsp;&raquo; témoignent chez Beckett de la même visée centrale : atteindre une nudité de langage, ou plus exactement de parole, qui dise comme à ras de terre la condition humaine. Plus que des &laquo;&nbsp;histoires&nbsp;&raquo;, son œuvre propose des personnages : le théâtre, en particulier, nous présente une galerie de clochards, d&#8217;errants, de vieillards, de clowns ou de malades qui sont devenus aussi célèbres que le Roi Lear ou Hamlet de Shakespeare. Ces personnages sont des figures, des incarnations d&#8217;une certaine condition humaine, et surtout, ce sont des voix, voix qui peuvent être uniques, ou multiples, ou quasi anonymes, mais qui ne cessent de parler, comme si parler, pour elles, équivalait à être, à subsister, à continuer malgré l&#8217;effondrement de tout. Dans Têtes mortes Beckett fait ce surprenant aveu : &laquo;&nbsp;J&#8217;ai l&#8217;amour du mot, les mots ont été mes seuls amours, quelques-uns.&nbsp;&raquo;</p>
<p>D’après la biographie établie par Antoine Berman</p>
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		<title>Charles Marty</title>
		<link>http://www.scenarts.fr/wordpress/et-aussi/ce-nest-pas-nous-mais-on-aime/charles-marty/</link>
		<comments>http://www.scenarts.fr/wordpress/et-aussi/ce-nest-pas-nous-mais-on-aime/charles-marty/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 06 Oct 2011 13:56:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>remi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Biographie
Etudes artistiques aux Beaux-Arts d’Aix-en-Provence et Marseille jusqu’au diplôme national de peinture en 1964.
Débute comme peintre-décorateur à l’Opéra de Marseille, se forme à cette discipline dans les Ateliers de l’opéra puis quitte le sud de la France pour les Ateliers du Grand Théâtre de Nancy.
En 1973, accepte un poste comme peintre-décorateur au Théâtre National de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Biographie</h2>
<p>Etudes artistiques aux Beaux-Arts d’Aix-en-Provence et Marseille jusqu’au diplôme national de peinture en 1964.<br />
Débute comme peintre-décorateur à l’Opéra de Marseille, se forme à cette discipline dans les Ateliers de l’opéra puis quitte le sud de la France pour les Ateliers du Grand Théâtre de Nancy.<br />
En 1973, accepte un poste comme peintre-décorateur au Théâtre National de Strasbourg. Rencontre alors l’équipe du « Grand Magic Circus » de Jérome Savary. Début d’une collaboration suivie avec cette compagnie, en France et en Allemagne, de 1974 à 1980.<br />
Passage riche en enseignement par l’Atelier de peinture de Pierre Simonini, à Paris.<br />
Création à Marseille de « l’Atelier du Petit Chantier », avec Bernard Vezat et Michel Lagrange, association de réalisateurs et concepteurs de décors pour le théâtre, l’opéra et le cinéma.<br />
Rencontre et première scénographie avec Stuart Seide, en 1979, au Théâtre de la Tempête (Cartoucherie de Vincennes) et début d’une collaboration de plus de trente années.<br />
Rencontre et créations avec divers metteurs en scène.<br />
A collaboré à ce jour à une centaine de spectacles et poursuit désormais, dans son atelier, une aventure plus intime, d’ordre plastique.</p>
<p> </p>
<h2>Dessins et empreintes</h2>
<p>Les quelques dessins présentés ici participent de deux séries distinctes :<br />
La première est exécutée à la craie grasse ou sèche, souvent rehaussée aux pigments de couleur. La majeure partie du travail se fait dans un même mouvement d&#8217;ajouts et d&#8217;effacements; une trace subsiste qui déterminera l&#8217;ensemble, et dès lors, toute l&#8217;attention se portera à la suivre, à ne plus l&#8217;égarer.</p>
<p>La seconde série, composée de formats plus petits, est réalisée à partir d&#8217;empreintes d&#8217;une même matrice, celle-ci gravée ultérieurement sur une plaque de médium, à cet unique effet. Le motif se révèle par frottements successifs, la matrice faisant office de « boîte à rythmes » où le dessin revient se structurer après chaque échappée.</p>
<p>Ces dessins ne se veulent ni narratifs, ni figuratifs, sans pour cela se refuser obstinément au sens ; ce souci de ne point nommer hâtivement est sans doute la raison première à nous les livrer ainsi, sans titre, ni légende.</p>
<p>Longtemps, mon activité de décorateur de théâtre a pris le pas sur ce que j&#8217;appelais déjà &nbsp;&raquo; mon aventure picturale &laquo;&nbsp;. A présent, c&#8217;est elle qui est tout mon temps.</p>
<p>Après Paris et Marseille, c&#8217;est en Haute-Provence dans mon nouvel atelier que je me suis posé.</p>
<p><strong>Dessins</strong><a href="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/Dessin08.jpg"><img class="size-full wp-image-1830 alignnone" title="Dessin08" src="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/Dessin08.jpg" alt="Dessin08" width="699" height="539" /></a><span style="color: #ffffff;"><br />
</span></p>
<p><span style="font-weight: normal;">Pour voir la série complète des dessins de Charles Marty, cliquez <a title="Scènarts Charles Marty dessins" href="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/Dessins-de-Charles-Marty1.pdf" target="_blank">ici</a></span></p>
<p><span style="font-weight: normal;"><strong>Empreintes</strong></span></p>
<h3><a href="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/Dessin-60.jpg"><span style="color: #ffffff;"><img class="size-full wp-image-1831 alignnone" title="Dessin-60" src="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/Dessin-60.jpg" alt="Dessin-60" width="627" height="454" /></span></a><span style="color: #ffffff;">l</span></h3>
<h3><span style="color: #ffffff;"> </span></h3>
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<h3><span style="color: #ffffff;"> </span></h3>
<h3><span style="color: #ffffff;"> </span></h3>
<h3><span style="color: #ffffff;"> </span></h3>
<p>Pour voir la série complète des empreintes de Charles Marty, cliquez <a title="Scènarts Charles Marty empreintes" href="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/Empreintes-de-Charles-Marty1.pdf" target="_blank">ici</a></p>
<p>Pour tous renseignements, contacter Charles Marty.<br />
Quartier des cabanons pointus<br />
2 Place Nicolas Mignard<br />
04300 Forcalquier<br />
06 50 89 81 76<br />
09 81 98 51 56<br />
<a href="mailto:mhkmarty@gmail.com">mhkmarty@gmail.com</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Vii</title>
		<link>http://www.scenarts.fr/wordpress/spectacles/vij/</link>
		<comments>http://www.scenarts.fr/wordpress/spectacles/vij/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 03 Oct 2011 16:29:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>remi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.scenarts.fr/wordpress/?page_id=1821</guid>
		<description><![CDATA[Vladislav Troitskyi
D’après la nouvelle de Nicolas Gogol
Conception et mise en scène Vladislav Troitskyi
Musiques  groupe d’ethno-chaos « DakhaBrakha » et les acteurs du théâtre Dakh
Avec  membres du groupe d’ethno-chaos « DakhaBrakha », comédiens du Théâtre Dakh (Ukraine) et comédiens et circassiens Français (distribution en cours)
Coproduction Théâtre Vidy-Lausanne ; Festival Passages, Metz
Création au Théâtre-Vidy Lausanne en mai/juin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Vladislav Troitskyi</h2>
<p>D’après la nouvelle de Nicolas Gogol<br />
<span style="color: #ff0000;">Conception et mise en scène</span> Vladislav Troitskyi<br />
<span style="color: #ff0000;">Musiques</span>  groupe d’ethno-chaos « DakhaBrakha » et les acteurs du théâtre Dakh<br />
<span style="color: #ff0000;">Avec</span>  membres du groupe d’ethno-chaos « DakhaBrakha », comédiens du Théâtre Dakh (Ukraine) et comédiens et circassiens Français (distribution en cours)</p>
<p><span style="color: #ff0000;">Coproduction</span> Théâtre Vidy-Lausanne ; Festival Passages, Metz</p>
<p>Création au Théâtre-Vidy Lausanne en mai/juin 2012</p>
<p><span style="color: #ffffff;">vroum</span></p>
<h2><span style="color: #ff0000;">Le projet</span></h2>
<p>Pour moi, ce spectacle est un voyage dans une Ukraine inconnue au moment où la conscience contemporaine occidentale affronte ce qu’elle n’est pas capable d’appréhender.<br />
L’histoire débute par un voyage dans un patelin situé sur une terre oubliée de Dieu et des autorités. C’est un voyage de la conscience contemporaine occidentale à travers des villages ukrainiens, un périple très proche d’un voyage en terre aborigène.<br />
En effet, la toute première impression que l’on se fait de la province ukrainienne est qu’elle est sauvage. Mais, petit à petit, on comprend que l’on se trouve dans des méandres offrant des visions différentes, dans un monde archaïque teinté de magie où toutes nos valeurs et nos repères habituels sont caducs.<br />
Dans <em>Vij</em>, le héros nommé Khoma Brout accepte une épreuve qui lui est proposée ; il doit prier jusqu’au matin, sans regarder Vij dans les yeux. Il lève les yeux sur Vij cinq secondes avant la fin de la prière et meurt entre le premier et le troisième cri du coq.<br />
Cette histoire nous parle du rapport au monde : si, en y évoluant, nous n’avons pas de respect envers lui, il sera, en retour, impitoyable avec nous. Nous souhaitons montrer un monde totalement différent du nôtre. Un monde oublié en passe de disparaître avec tous ses rîtes, son mysticisme et sa force métaphysique. Il me semble que, pour le monde occidental, «lе cycle de la petite Russie» de Gogol est pratiquement inconnu, c’est pourtant le plus important de tous. C’est un mélange ahurissant de mystique chrétienne et païenne.<br />
Vladislav Troitskyi</p>
<p><span style="color: #ffffff;">vroum</span></p>
<h2><span style="color: #ff0000;">La fable</span></h2>
<p><em>Vij</em> est l’une des œuvres les plus effroyables et énigmatiques de Gogol. Trois étudiants en philosophie scolastique partent en vacances chez eux, dans leur village d’origine. La nuit, ils se fourvoient et se retrouvent dans un village où le héros principal tue accidentellement une sorcière.<br />
Nous allons transporter l’action de <em>Vij</em> à l’époque contemporaine. Les protagonistes seront des français, étudiants en philosophie au séminaire théologique. L’un d’entre eux, d’origine ukrainienne, emmène ses amis dans son village natal. Les héros principaux seront joué par les acteurs français (francophones), le choc des cultures, des langues, des mentalités seront donc réels. Les garçons érudits débattent longtemps sur la philosophie contemporaine avant de se trouver dans un monde totalement inconnu, un monde qui leur paraît barbare et où toutes leurs valeurs et leurs visions apparaissent irréelles. C’est un monde où une vielle église se révèle être les portes de l’enfer. Ensuite commence l’épreuve de la foi chrétienne : es-tu Piotr ou n’es-tu pas Piotr? Vendras-tu ta foi ou non ? Tout comme Piotr, Khoma Brout ne survivra pas car il est détruit par «la soif du savoir». On lui souffle à l’oreille «ne regarde pas», mais à la dernière seconde, Khoma lève ses yeux. A la même minute il meurt déchiré par les démons, tué par le regard de Vij, puissance du monde souterrain convoquée par la demoiselle sorcière qu’il a tuée.<br />
Un temple inondé sera le lieu principal de l’action.<br />
Vladislav Troitskyi</p>
<p><span style="color: #ffffff;">vroum</span></p>
<h2><span style="color: #ff0000;">Le roi Lear, dernière création de Vladislav Troïtskyi</span></h2>
<p>«Vlad Troïtskyi a ouvert le bal, dimanche 8 mai, avec un rêve envoûtant autour du «Roi Lear», de Shakespeare, qui a séduit le public du festival. A 46 ans, Vlad Troïtskyi, ogre doux et chevelu, est l’homme-clé du renouveau artistique d’une Ukraine qui peine à se trouver une identité. Il a d’abord été un scientifique brillant, puis il a fait des affaires, dans l’Ukraine «libérée» des années 1990, avant de se tourner vers le théâtre.</p>
<p>En 1994, il a fondé sa compagnie, le Théâtre Dakh («toit», en ukrainien), et acheté le rez-de-chaussée d’un immeuble d’un quartier périphérique de Kiev, qu’il a transformé en théâtre. La petite salle est devenue la plaque tournante d’une jeunesse qui «refuse de se laisser décerveler par la télévision et les industries du divertissement ». Le théâtre et la troupe, qui compte plus de vingt personnes, vivent, de manière totalement indépendante, grâce au sens des affaires de Vlad Troïtskyi, qui a gardé des participations dans des grands magasins et des entreprises de l’agroalimentaire.</p>
<p>En 2004, Vlad Troïtskyi a aussi créé le groupe de musique DakhaBrakha. L’«ethnochaos band», dont les mélodies et les instruments s’inspirent des chants traditionnels, collectés dans les villages et mêlés avec des sons beaucoup plus contemporains, a lui aussi remporté un succès fou lors du concert donné pour l’inauguration du festival, samedi 7 mai.</p>
<p>Cette musique ensorcelante est pour beaucoup dans la réussite de ce «Roi Lear»qui met en scène le prologue de la pièce de Shakespeare de manière très libre, avec un indéniable sens de l’image et du mystère. Lear y est un parrain mafieux qui distribue de la cocaïne à la louche, dans un monde où la mort, avec sa faux, rôde en permanence derrière les êtres. Vlad Troïtskyi a appris le théâtre avec le lituanien Eimuntas Nekrosius et avec le Russe Anatoli Vassiliev, mais on pense surtout ici àTadeusz Kantor, pour la façon qu’a le metteur en scène de créer une cérémonie théâtrale avec ses lois propres.»</p>
<p>Le Monde, Fabienne Darge (extrait)</p>
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		<title>La Langue d&#8217;Anna</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Jan 2011 09:18:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>remi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Charles Tordjman
Texte de Bernard Noël
Mise en scène de Charles Tordjman
Avec Agnès Sourdillon
Production : Compagnie Fabbrica
La compagnie Fabbrica est subventionnée par le Ministère de la Culture &#8211; DGCA, le Conseil Régional de Lorraine et le Conseil Général de Meurthe-et-Moselle.
Contact : Danièle Arditi  d.arditi@scenarts.fr
La Langue d’Anna
Fellini l’érige en « louve de Rome ». Anna Magnani incarne la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a title="Scénarts Charles Tordjman" href="http://www.scenarts.fr/wordpress/equipes-artistiques/charles-tordjman/parcours/" target="_self">Charles Tordjman</a></h2>
<p><span style="color: #ff0000;">Texte de</span> Bernard Noël<br />
<span style="color: #ff0000;">Mise en scène de</span> Charles Tordjman<br />
<span style="color: #ff0000;">Avec</span> Agnès Sourdillon</p>
<p><span style="color: #ff0000;">Production</span> : Compagnie Fabbrica<br />
La compagnie Fabbrica est subventionnée par le Ministère de la Culture &#8211; DGCA, le Conseil Régional de Lorraine et le Conseil Général de Meurthe-et-Moselle.</p>
<p>Contact : Danièle Arditi  <a href="mailto:d.arditi@scenarts.fr" target="_self">d.arditi@scenarts.fr</a></p>
<p><span style="color: #ff0000;">La Langue d’Anna<br />
</span>Fellini l’érige en « louve de Rome ». Anna Magnani incarne la renaissance, la démocratie et l’espoir communiste d’après-guerre dans une Italie dévastée. Sur les vestiges du fascisme, l’actrice devient figure de proue du cinéma néoréaliste. En 1945, l’écrivain Bernard Noël fête quant à lui ses quinze ans. L’auteur du Château de Cène, L’Ombre du double, La Chute des Temps, Romans d’un regard, La Peau et les Mots appartient à la génération témoin de l’explosion de la première bombe atomique, de la découverte des camps d’extermination et des crimes de Staline. Il imagine ici les confidences de l’icône italienne. Dans La Langue d’Anna il donne la parole à la Magnani. L’actrice se raconte, évoque son corps représenté, l’emprise de la lumière et de l’ombre. Après avoir dirigé Agnès Sourdillon dans Slogans de Maria Soudaïeva, dans Daewoo de François Bon et dans le Retour de Sade de Bernard Noël, Charles Tordjman retrouve sa belle actrice. Agnès Sourdillon offre son timbre singulier à l’égérie d’une génération révoltée.<br />
Pierre Notte</p>
<p>&laquo;&nbsp;Je ne sais pas écrire. J&#8217;ai essayé sans conviction parce que ma langue n&#8217;est pas faite pour le papier. Je suis trop directe en ce sens que j&#8217;ai besoin de la réplique pour faire avancer ma parole. J&#8217;ai toujours beaucoup de bruit en moi, des cris, un brouhaha, une rumeur, et tout cela, qui monte spontanément vers ma bouche, ne saurait descendre vers ma main. Je n&#8217;apprends pas un rôle, je le retrouve parmi toutes les voix enfouies dans ce bruit, et j&#8217;en fais monter le ton afin de l&#8217;identifier puis de le tirer de là comme on tire d&#8217;un écheveau embrouillé le fil choisi. Je ne sais pas le texte : je sens chaque soir le filet de sa voix particulière devenir la sonorité de la mienne, et c&#8217;est un plaisir sans pareil que cette copulation vocale dont les mouvements sont aussi bien des pulsions de sens que des flux de vie.&nbsp;&raquo;<br />
Extrait de La Langue d’Anna. Bernard Noël</p>
<p>&#8230; et si le théâtre connaissait lui aussi cet effondrement ?<br />
Et si cet acte de dire en public, ce qu’est le théâtre, connaissait lui aussi cet effondrement ? Si les planches de la scène s’ouvraient sous nos pas ? Si les fictions ne venaient plus aux lèvres aussi facilement que cela ? Si nous ne marchions plus dans la combine ? Si nous aussi avions oublié le nom de ceux dont l’époque ne sait plus que faire ? Et si cette pensée d’oublis et de pertes était contagieuse ? Si notre pensée était gangrenée de l’intérieur de façon invisible, insensible ? Que devient le théâtre qui se veut citoyen si lui aussi perd le nom de ceux qui ont été oubliés par une époque qui ne sait plus que faire d’eux.<br />
Ainsi en est-il de » La Langue d’Anna » …<br />
Celle qui parle (qui pourrait être Anna Magnani) est-elle celle que nous croyons ? Celle qui parle du terme de sa vie se demande si son être intime a vraiment coïncidé avec son être social. Dans ce déchirement apparaît encore un abîme, celui d’une langue qui ne colle pas au visage. Que reste-t-il des visages quand ils ont perdu leur langue ? Que reste-t-il de la langue qui ne sait plus d’où elle parle, à qui elle parle ? La Langue d’Anna dit la difficulté à dire la vérité, dit un monde sans mémoire. Il reste alors la question de soi-même comme une pierre qui tombe dans un trou sans fond. Heureusement le théâtre comme un filet renvoie la pierre, l’empêche de frapper trop fort, laisse en vie. Car ce qui reste c’est la littérature, ce que d’autres ont dit être la vraie vie.<br />
Charles Tordjman</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/lalanguedanna1.jpg"><img class="size-medium wp-image-1474  aligncenter" title="lalangued'anna" src="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/lalanguedanna1-242x300.jpg" alt="lalangued'anna" width="242" height="300" /></a><a href="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/lalanguedanna.jpg"></a></p>
<p><span style="color: #ff0000;">Anna Magnani<br />
</span><a href="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/anna-magnani.jpg"></a><a href="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/anna-magnani.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1476" title="anna magnani" src="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/anna-magnani-150x150.jpg" alt="anna magnani" width="150" height="150" /></a>Née à Rome le 7 mars 1908, Anna Magnani fut élevée par sa grand-mère, sa tante et son oncle, étant donné que sa mère, encore très jeune et célibataire, était allée vivre à Alexandrie en Egypte. Anna s’inscrivit au Conservatoire Santa Cecilia et ensuite à l’Ecole Royale d’Art Dramatique « Eleanora Duse ». Bien avant de terminer ses études, en 1927, elle fut engagée par la Compagnie Nationale d’Art Dramatique de Dario Niccodemio. Bientôt elle obtient des rôles de protagoniste qui révèlent toute son intensité et sa capacité de jeu aussi bien dans la comédie que dans la tragédie. Ce n’est que le début d’une carrière théâtrale qui conduit Anna Magnani à jouer les rôles principaux dans des classiques, pour ensuite la voir devenir, avec Totò, l’imcomparable étoile de revue, qui se concluera dans les années soixante avec ses mémorables interprétations de La Lupa (La Louve) de Giovanni Verga, mise en scène par Zeffirelli et de Médée de Jean Anouilh, mise en scène Menotti.<br />
Elle parait pour la première fois à l’écran en 1934, dans La cieca di Sorrento de Nunzio Malasomma. Il faudra attendre au moins Teresa Venerdì (Mademoiselle Vendredi), un film de De Sica en 1941 pour qu’on puisse parler d’une véritable réussite. Sa réputation mondiale se fera ensuite avec Roberto Rossellini dans le film Roma, città aperta (Rome, ville ouverte) en 1945, généralement considéré comme le premier film néoréaliste de l’après-guerre. Dès lors, elle ne cessera de travailler pour le cinéma et la télévision, recevant un Oscar de la meilleure actrice pour sa performance dans la version cinématographique de The Rose tatto (La Rose tatouée) de Daniel Mann d’après le pièce de Tennessee Williams (Williams et elle étaient des amis proches). Elle travaille avec les plus importants réalisateurs italiens durant les années 1950, 1960 et 1970. Elle aura une liaison avec Roberto Rossellini entre la réalisation de Roma, città aperta et sa rencontre avec Ingrid Bergman. Le dernier film dans lequel elle joue est Fellini Roma, en 1972.<br />
Elle décèdera l’année suivante, à Rome, d’un cancer du pancréas.<br />
Elle parle. Elle jette sa vie sur sa langue. Elle a toujours voulu tout et tout de suite. Elle est une comédienne célèbre. Elle a beaucoup parlé avec les mots des autres. Elle n&#8217;avait pas le temps de sa propre vie, mais voilà que son corps l&#8217;a rattrappée, l&#8217;a même doublée. Elle met du passé dans ce présent trop mortel. Elle appelle ses amis : Fellini, Pasolini, Visconti. Elle sait qu&#8217;il est trop tard. Elle ne s&#8217;y résigne pas. Elle ne s&#8217;est jamais résignée&#8230;</p>
<p><span style="color: #ff0000;">Bernard Noël<br />
</span><span style="color: #808080;">auteur</span><br />
<a href="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/bernardnoel.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1475" title="bernardnoel" src="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/bernardnoel-150x150.jpg" alt="bernardnoel" width="150" height="150" /></a>Bernard Noël est né le 19 novembre 1930, à Sainte-Geneviève-sur-Argence, dans l’Aveyron. Les événements qui l’ont marqué sont ceux qui ont marqué sa génération : explosion de la première bombe atomique, découverte des camps d’extermination, guerre du Viêt-nam, découverte des crimes de Staline, guerre de Corée, guerre d’Algérie&#8230; Ces événements portaient à croire qu’il n’y aurait plus d’avenir. D’où un long silence, comme authentifié par un seul livre, Extraits du corps, 1958. Pourquoi je n’écris pas ? est la question sans réponse précise qui équilibre cette autre : Pourquoi j’écris ? devenue son contraire depuis 1969.<br />
Cet équilibre exige que la vie, à son tour, demeure silencieuse sous l’écriture, autrement dit que la biographie s’arrête aux actes publics que sont les publications.<br />
La résonance de son œuvre tient sans doute au fait que tout, chez Bernard Noël, s’assemble dans un même mouvement créatif : le poète (Prix National de Poésie en 1992), le romancier, l’essayiste, le politique, l’historien, le critique d’art, voilà qui fait un seul et même corps dans une seule et belle géographie de l’imaginaire et du vécu. La figure impressionnante d’un écrivain qui pense sa propre histoire dans celle du monde qui l’entoure, qui réussit à faire coïncider le réel et l’imaginaire dans son être même.<br />
La première rencontre de Bernard Noël et de Charles Tordjman date de 1988 avec une commande à Bernard Noël de l’écriture d’une pièce à partir de la « bavure » de la rue de Mogador : La Reconstitution. Leur collaboration s’est poursuivie autour de l’adaptation de La Nuit des Rois de Shakespeare (1991) et d’Adam et Eve de Mikhaïl Boulgakov (1993), puis avec la mise en scène du Syndrome de Gramsci en 1997.<br />
Ce compagnonnage autour de la scène se prolonge avec la mise en scène par Charles Tordjman du texte de Bernard Noël Le Retour de Sade, qui a été créé en 2005.</p>
<p><span style="color: #ff0000;"><a title="Scénarts Charles Tordjman" href="http://www.scenarts.fr/wordpress/equipes-artistiques/charles-tordjman/parcours/" target="_self">Charles Tordjman<br />
</a></span><span style="color: #808080;">metteur en scène<br />
<span style="color: #000000;"><a title="Entretien avec Charles Tordjman" href="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/Entretien-avec-Charles-Tordjman.pdf" target="_blank">Entretien avec Charles Tordjman</a></span></span></p>
<p><span style="color: #808080;"><br />
</span><span style="color: #ff0000;">Agnès Sourdillon<br />
</span>Élève d’Antoine Vitez. Depuis une dizaine d’années, elle a joué dans une trentaine de spectacles, parcourant le répertoire de Sophocle à Rodrigo Garcia. Elle a joué notamment sous la direction de Stéphane Braunschweig, Bernard Sobel, Alain Milianti, Alain Ollivier, François Wastiaux (dans la compagnie Valsez-Cassis qu’elle codirige avec Yves Pagès de 1993 à 1999), Valère Novarina (La Chair de l’homme, le Jardin de Reconnaissance, l’Origine Rouge, la Scène, L&#8217;Acte inconnu), Didier Bezace, Patrice Chéreau, et Bruno Sachel. Elle a également fait quelques apparitions au cinéma (Jacques Rivette/ Jean-Luc Godard), Les Âmes grises d’Yves Angelo (prix spécial du jury pour un second rôle, festival Jean Carmet), ainsi que quelques courts métrages remarqués dont la Coupure réalisé par Nathalie Loubyère Prix Jean Vigo 2003, nominé aux Césars 2004. Par ailleurs, dès qu’elle le peut, elle travaille indépendamment au sein de «petites» compagnies ou auprès de musiciens à «la mise en espace» ou en «ondes» d’«écritures contemporaines» (en 2004 : Appoggio de Arno Bertina à Théâtre Ouvert, et Fragmentation d’un lieu commun de Jane Sautière au CDN de Besançon). Elle joue dans Daewoo de François Bon mis en scène par Charles Tordjman, puis Le retour de Sade de Bernard Noël, mis en scène par Charles Tordjman et Anna et Gramsci, adapté de La langue d&#8217;Anna de Bernard Noël, créé par Charles Tordjman en avril 2006 au Théâtre National de Chaillot.</p>
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		<title>Flowers in the mirror</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Dec 2010 13:38:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>remi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.scenarts.fr/wordpress/?page_id=1407</guid>
		<description><![CDATA[
Charles Tordjman
De : Li Ju Chen
Par l’Opéra chinois du Sichuan
Mise en scène et scénographie : Charles Tordjman et Vincent Tordjman
Assistanat à la mise en scène et surtitres : Lougine Skatchko
Collaboration artistique : Ren Tingfang
Costumes : Peng Dinghuang, Nana Wan
Lumière : Christian Pinaud
Musique : Vicnet
Répétiteur : Mao Tingqi
Traduction et adaptation : Hikoka Ri et Vincent Tordjman [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<h2 style="margin-bottom: 0cm;"><a title="Scénarts Flowers in the mirror" href="http://www.scenarts.fr/wordpress/equipes-artistiques/charles-tordjman/parcours/ " target="_self"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Charles Tordjman</span></span></span></a></h2>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #9d9ea0;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #ff0000;">De </span><span style="color: #000000;">:</span> <span style="color: #000000;">Li Ju Chen<a href="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/visuel3_223_1905.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1444" title="visuel3_223_1905" src="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/visuel3_223_1905.jpg" alt="visuel3_223_1905" width="255" height="300" /></a><br />
</span><span style="color: #ff0000;">Par l’Opéra chinois du Sichuan</span><br />
<span style="color: #ff0000;">Mise en scène et scénographie</span> <span style="color: #000000;">:</span> <span style="color: #000000;">Charles Tordjman et Vincent Tordjman<br />
</span><span style="color: #ff0000;">Assistanat à la mise en scène et surtitres</span> <span style="color: #000000;">:</span> <span style="color: #000000;">Lougine Skatchko<br />
</span><span style="color: #ff0000;">Collaboration artistique</span><span style="color: #000000;"> :</span> <span style="color: #000000;">Ren Tingfang<br />
</span><span style="color: #ff0000;">Costumes </span><span style="color: #000000;">: </span><span style="color: #000000;">Peng Dinghuang, Nana Wan<br />
</span><span style="color: #ff0000;">Lumière </span><span style="color: #000000;">: </span><span style="color: #000000;">Christian Pinaud<br />
</span><span style="color: #ff0000;">Musique </span><span style="color: #000000;">: </span><span style="color: #000000;">Vicnet<br />
</span><span style="color: #ff0000;">Répétiteur </span><span style="color: #000000;">: </span><span style="color: #000000;">Mao Tingqi<br />
</span><span style="color: #ff0000;">Traduction et adaptation </span>: <span style="color: #000000;">Hikoka Ri et Vincent Tordjman d’après Li Ju Chen<br />
</span><span style="color: #ff0000;">Texte sichuanais</span> <span style="color: #000000;">: </span><span style="color: #000000;">Yu Lin<br />
</span><span style="color: #ff0000;">Avec<span style="color: #000000;"> </span></span><span style="color: #000000;">: </span><br />
<span style="color: #000000;">Yang Xu, Liu Yan, Liu Yi, Li Zhong, Xia Chang Rong, Liu Xiao Peng, Shi Xin Jian, Luo Ming Liang, Wei Yan, Ren Shuang, Tian Guo Ji, Tan Yuan Yuan, Tang Kang Ming, He Hong Qing, Chen Zhi Lin, Zou Hong<br />
</span><span style="color: #ff0000;">Musiciens<span style="color: #000000;"> </span></span><span style="color: #000000;">:</span><br />
<span style="color: #000000;">Xu Wei, Zhang Bo Bo, Lin Xiao, Chen Wei, Gong Yong, Liu Xin<br />
</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #9d9ea0;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #ff0000;">Production déléguée </span><span style="color: #000000;">:</span> <span style="color: #000000;">Théâtre Vidy-Lausanne<br />
</span><span style="color: #ff0000;">Coproduction </span><span style="color: #000000;">: </span><span style="color: #000000;">Opéra du Sichuan, Grand Théâtre de Luxembourg, Compagnie Fabbrica<br />
</span><span style="color: #ff0000;">Avec le soutien de</span> <span style="color: #000000;">:</span> <span style="color: #000000;">China Arts and Entertainment Group, Image China<br />
</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Tournée 2010 :<br />
Du 24 au 26 mars, au Grand Théâtre de Luxembourg<br />
Du 31 mars au 1er avril 2004 au Théâtre de Caen<br />
Du 6 au 9 avril à l&#8217;Espace Malraux, Chambéry<br />
Du 13 au 25 avril au Théâtre du Joral, à Mézières<br />
Les 4 et 5 mai au Théâtre de Nîmes<br />
Les 7 et 8 mai au Grand Théâtre de Provence à Aix-en-Provence<br />
Le 18 mai à Scéne Vosges- Théâtre de la Rotonde à Thaon-les-Vosges<br />
Du 20 au 23 mai à l&#8217;Opéra-Théâtre de Metz<br />
Du 28 mai au 20 juin aux Amandiers de Nanterre<br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Un tremblement de terre et des fleurs qui éclosent en plein hiver, un pays gouverné par des femmes, des hommes à deux visages, des plantes qui font voler, une fée chassée du monde des immortels et réincarnée en mortelle, un singe blanc expert en kung-fu, un homme qui abandonne le monde et l’amour de sa famille pour chercher un chemin singulier et solitaire.<br />
Voilà quelques-unes des étrangetés et drôleries que vous pouvez voir dans ce spectacle, inspiré par le roman de Li Ju Chen, «Les fleurs dans le miroir».<br />
Ce roman écrit en 1828 est un grand classique de la littérature chinoise, assez peu connu en Europe. Conte fantastique et philosophique, riche de symboles et de multiples niveaux de lecture, ce livre étonnant est aujourd’hui adapté par l’Opéra du Sichuan de Chengdu. La troupe est déjà venue en Europe en 2007 présenter un «Roi singe» qui a remporté beaucoup de succès auprès du public. Cette fois-ci, une collaboration inédite s’est développée avec le Grand Théâtre de Luxembourg, le Théâtre Vidy-Lausanne et la Compagnie Fabbrica pour mêler des traditions ancestrales et parfois secrètes avec une esthétique et des techniques d’aujourd’hui. Masques, cracheurs de feu, kung-fu, instruments anciens se mêlent à la musique électronique, aux lasers et à la vidéo pour raconter cet univers de rêve où les simples mortels dialoguent avec les créatures célestes et où les prophéties rêvées sont plus vraies que la réalité.<br />
«Les fleurs dans le miroir» est un roman de Li Ju Chen (1763-1830 environ). Il est considéré comme un très grand classique de la littérature chinoise de la dynastie Qing (1644-1911). Les nombreuses allégories qu’il contient affirment notamment des positions philosophiques taoïstes et des engagements sur le droit des femmes. Le caractère fantastique de l’écriture dénote une imagination étonnante de l’auteur, totalement différente et inattendue dans le paysage littéraire de son époque. Il raconte l’exil parmi les mortels d’une déesse, la fée des Cent Fleurs, et sa quête pour regagner son immortalité perdue, avec l’aide du lettré Tang Ao, personnage central du roman. Dans la riche mythologie chinoise, cette fée des Cent Fleurs est une sorte de haut fonctionnaire du royaume céleste, qui veille sévèrement sur toutes les espèces de fleurs pour qu’elles n’éclosent que dans la saison appropriée. Elle est punie par une déchéance parmi les mortels suite à un manque de vigilance et un dérèglement des saisons sur la terre : l’impératrice aurait ordonné aux fleurs de pousser en plein hiver pour son seul plaisir.<br />
Li Ju Chen use de l’allégorie et de l’entrelacement d’innombrables niveaux de langage et de points de vue. «Les fleurs dans le miroir» est, entre autres lectures possibles, un roman fantastique de voyage à travers des régions inventées, peuplées de créatures et de peuples aux moeurs étranges, qui peut rappeler l’écriture d’un Rabelais. La fée des Fleurs est réincarnée en fille du lettré Tang Ao. Elle décide d’étudier, destinée peu commune pour une femme en Chine à cette époque. L’action du livre se situe au VIe siècle, sous le règne d’un souverain qui est aussi une femme, l’impératrice Wu Zetian (625-705), figure quasiment légendaire, seule impératrice qui a pu gouverner la Chine en son nom propre. L’imaginaire se mêle à la réalité historique, et l’écrivain développe autour de ce personnage féminin une subtile satire politique et sociale sous le couvert du conte.<br />
Romancier et érudit natif de Pékin, Li Ju Chen (1763-1830) est connu en Chine pour un traité de phonétique (le «Lishi Yinjian») dans lequel il transcrit la phonétique du dialecte de Pékin. Il a aussi rédigé un manuel de jeu de Go («Shou Zi Pu»). A l’image de son personnage Tang Ao, il a abandonné sa carrière officielle et ses études de médecine pour se consacrer à son art.<br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #ff0000;">Vincent Tordjman</span><br />
</span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #808080;">Mise en scène, scénographie</span><br />
</span><span style="font-size: small;">Scénographe, designer, enseignant.</span><br />
<span style="font-size: small;">Né en 1974, formé à l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs et à la Sorbonne (philosophie de l’art), Vincent Tordjman conçoit du mobilier, des scénographies d’expositions, des décors de théâtre, des projets d’architecture intérieure. Il organise des projets pluridisciplinaires joignant plasticiens, musiciens, graphistes. Il produit de la musique sous le nom de Vicnet. Sa conception de l’espace inclut une considération attentive au détail des objets qui le constituent, y compris les plus immatériels comme le son et la lumière, pour tenter de proposer aux spectateurs et utilisateurs des expériences radicales et nouvelles. Avec l’Opéra de Nancy il a signé en 2004 la scénographie du «Kaiser von Atlantis», m.s. Charles Tordjman. Ses derniers projets au théâtre : «Classe», de Blandine Keller, m.s. François Rodinson, «Anna et Gramsci» et «Slogans» de Maria Soudaïeva (scénographie et musique), m.s. Charles Tordjman, Face de Cuillère Caramia, Ritter et Korpo, boutiques et centre commercial à Moscou. Il participe actuellement à la création de l’opéra traditionnel revisité par les techniques contemporaines avec l’Opéra du Sichuan de la ville de Chengdu.<br />
Il enseigne le design d’espace et d’objet à l’école Camondo à Paris et aux Beaux-Arts à Rennes.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #ff0000;">L’Opéra du Sichuan, une forme dramatique traditionnelle :</span><br />
L’Opéra du Sichuan est un style d’opéra chinois qui existe depuis la dynastie Ming (1368-1644). Les formes que l’on connaît aujourd’hui sont un développement dans la droite ligne de la tradition.<br />
Au début du XXe siècle, un mouvement de réforme stylistique fut mené, notamment par Kang Zhilin et sa Compagnie des Trois Célébrations (Sanqinq) fondée en 1912. Il mélange des techniques et styles provenant de cinq école différentes pour générer un type d’opéra nouveau. Il popularisa certains mouvements désormais typiques comme le «troisième oeil» : un coup de pied vertical qui projette un «oeil» au milieu du front de l’acteur.<br />
Pendant la révolution culturelle, l’art de l’Opéra du Sichuan souffrit mais continua de se développer, en particulier après la réforme économique chinoise de 1978. La formule traditionnelle est typiquement composée de chants et danses, de performances de «changement de visage» (le bianlian, une technique secrète et très particulière de masque), de passes d’épées, de cracheurs de feu. Toutes ces techniques tradionnelles apparaissent tissées à l’intrigue et sont invoquées pour les besoins de la narration et du rythme du spectacle, souvent vif et entraînant.<br />
Les chants et les dialogues sont en sichuanais, langue régionale qui existe en Chine depuisprès de 3000 ans. Le sichuanais utilisé à l’opéra se caractérise par une poétisation du sens, une prononciation spécifique des caractères et des tons, mises en place il y a environ 300 ans. Les textes des chansons, rythmés et rimés, se calquent sur la musique et l’instrumentation ; il existe cinq formes différentes de chants.<br />
Les maquillages sont plutôt économes comparés à ceux d’autres formes d’opéra chinois. Ainsi les couleurs sont traditionnellement limitées au noir, au rouge, au blanc et au gris.<br />
La troupe de L’Opéra du Sichuan de la ville de Chengdu :<br />
Fondée en 1960 et perpétuant une tradition de plusieurs siècles, la troupe rassemble des artistes et professionnels de haut niveau. Elle est en relation avec une école municipale qui forme chaque année de nouveaux acteurs aux techniques particulières et complexes de l’Opéra du Sichuan. En quarante ans d’existence, elle a monté plus de 200 créations, ce qui a permis de développer des techniques nouvelles et de faire avancer l’opéra traditionnel dans de nouvelles directions. Certains spectacles sont des revisites de classiques comme «La légende du serpent blanc», d’autres sont basés sur des livrets créés comme «La lune sur la montagne Emei», des histoires plus contemporaines ou des contes populaires comme «Les métamorphoses des visages». La troupe a remporté de nombreux prix en Chine et est régulièrement invitée à tourner à l’étranger (Japon, Singapour, Europe…). Le spectacle «L’étudiant de Bashan» a été joué en 2002 lors du quatrième Festival International des Arts de Shanghai, pour la première fois un opéra de région s’est joué dans le Grand Théâtre de Shanghai. En octobre 2003, la pièce s’est jouée au Grand Théâtre Chang’an de Pékin. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
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		<title>Vers toi Terre promise&#8230; Tragédie dentaire</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Dec 2010 17:40:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>remi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[
Charles Tordjman
De : Jean-Claude Grumberg
Mise en scène : Charles Tordjman
Scénographie : Vincent Tordjman
Assistant à la scénographie : Erwan Mével
Lumières : Christian Pinaud
Costumes : Cidalia Da Costa
Musique : Vicnet
Maquillage : Cécile Kretschmar
Collaboration artistique : Zohar Wexler
Régie générale : Frédéric Stengel
Construction du décor : Ateliers Marigny
Avec :
Philippe Fretun, Antoine Mathieu, Clotilde Mollet, Christine Murillo
Du 12 au 15 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<h1 style="line-height: 0.25cm;"><a title="Scénarts Charles Tordjman" href="http://www.scenarts.fr/wordpress/equipes-artistiques/charles-tordjman/parcours/" target="_self"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;">Charles Tordjman</span></span></a></h1>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #ff0000;">De </span>: Jean-Claude Grumberg<a href="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/VTTP7.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1437" title="VTTP7" src="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/VTTP7-300x237.jpg" alt="VTTP7" width="300" height="237" /></a><br />
<span style="color: #ff0000;">Mise en scène</span> : Charles Tordjman<br />
<span style="color: #ff0000;">Scénographie </span>: Vincent Tordjman<br />
<span style="color: #ff0000;">Assistant à la scénographie</span> : Erwan Mével<br />
<span style="color: #ff0000;">Lumières </span>: Christian Pinaud<br />
<span style="color: #ff0000;">Costumes </span>: Cidalia Da Costa</span><br />
<span style="font-size: small;"><span style="color: #ff0000;">Musique </span>: Vicnet<br />
<span style="color: #ff0000;">Maquillage </span>: Cécile Kretschmar<br />
</span><span style="font-size: small;"><span style="color: #ff0000;">Collaboration artistique</span> : Zohar Wexler<br />
</span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #ff0000;">Régie générale</span> : Frédéric Stengel<br />
</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #ff0000;">Construction du décor </span>: Ateliers Marigny</span><br />
<span style="font-size: small;"><span style="color: #ff0000;">Avec </span>:<br />
Philippe Fretun, Antoine Mathieu, Clotilde Mollet, Christine Murillo</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Du 12 au 15 janvier 2011 au Théâtre du Jeu de Paume à Aix-en-Provence<br />
Le 18 janvier 2011 au Théâtre André Malraux de Rueil-Malmaison<br />
Le 22 janvier 2011 au Théâtre du Vesinet<br />
Le 25 janvier 2011 au Théâtre Alexandre Dumas à Saint-Germain-en-Laye<br />
Le 29 janvier 2011 au Pôle Culturel d’Alfortville<br />
Le 2 février 2011 à L’Atrium, de Chaville<br />
Le 5 février 2011 au Théâtre en Bracenie de Draguignan<br />
Le 8 février 2011 au Palais des Congrès de Saint-Raphaël<br />
Du 10 au 12 février 2011 au Théâtre National de Nice<br />
Du 16 au 18 février 2011 à l’Union, CDN de Limoges<br />
Du 22 au 24 février 2011 au Grand Théâtre de Nantes<br />
Du 1er au 4 mars 2011 au TnBA de Bordeaux<br />
Du 8 au 9 mars 2011 au Théâtre d’Angoulême, Scène Nationale<br />
Le 12 mars 2011 à l’espace Marcel Carné de Saint-Michel-sur-Orge<br />
Le 14 mars 2011 au Carré Sévigné de Cesson-Sévigné<br />
Du 17 au 18 mars 2011 à l’Equinoxe, Scène Nationale de Châteauroux<br />
Du 22 au 23 mars 2011 à l’Espace des arts de Chalon-sur-Saône<br />
Le 30 mars 2011 à la Mal, Maison des Arts de Thonon-les-Bains<br />
Le 1er avril 2011 à Vevey<br />
Le 5 avril 2011 au Théâtre de Narbonne, Scène Nationale<br />
Le 8 avril 2011 au Théâtre de l’Olivier à Istres </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Un spectacle du Théâtre de la Manufacture, CDN Nancy Lorraine</span></span><br />
<span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Coproduction : Théâtre du Jeu de Paume [Aix-en-Provence], Grand Théâtre de Luxembourg, Théâtre du Rond-Point Paris<br />
</span><span style="font-size: small;">Avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, l’aide de la SACD, le soutien du Théâtre de la Commune – Centre Dramatique National d’Aubervilliers.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em>Vers toi Terre Promise</em> a été créé du 14 au 22 novembre 2008 au Théâtre du Jeu de Paume [Aix-en-Provence].</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Le texte est édité chez Actes Sud Papiers.</span></span></span><br />
<span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">La production a été réalisée dans le cadre d’un accord de coopération avec le Théâtre Cameri de Tel Aviv.<br />
</span><span style="font-size: small;">Jean-Claude Grumberg a reçu le Molière 2009 de l’auteur francophone vivant pour <em>Vers toi terre promise – Tragédie dentaire.<br />
</em></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Le spectacle <em>Vers toi terre promise – Tragédie dentaire</em> a reçu le grand prix du syndicat de la critique pour la meilleure création d’une pièce en langue française pour la saison 2008-2009.</span><br />
<span style="font-size: small;">Jean-Claude Grumberg a reçu le prix artistique franco-israélien 2009 de la fondation France-Israël pour l’ensemble de son oeuvre.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<h2 style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #ff0000;"><span style="font-size: small;">VERS TOI TERRE PROMISE : L’HISTOIRE</span></span></h2>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Charles et Clara Spodek soignent les maux de dents. Ils sont juifs. Dans cette après-guerre, d’autres douleurs hantent l’intimité du cabinet du Dr Spodek. Une de leurs filles a disparu en déportation. L’autre, recluse dans un couvent, ne donne plus signe de vie. Mais ce n’est pas dans la religion qu’ils trouvent la consolation : « Je crois que je ne crois pas », dit le dentiste. Et des amis, il n’y en a plus beaucoup. Plus rien ne les retenant, ils partiront. Vers quel espoir ? Tel est le cadre de cette « tragédie dentaire » où Jean-Claude Grumberg nous embarque dans une « vraie histoire » avec émotion, humour et tendresse. Dans toute tragédie, il y a un choeur. Mais celui-ci est un choeur à la « dentaire » : c’est un petit garçon qui ne veut plus porter de culottes courtes et a les dents gâtées. Il fréquente donc assidûment le cabinet Spodek, et c’est un peu l’auteur lui-même… qui se promène dans son enfance avec son regard d’enfant qu’il est resté. Il y a quelque chose de Kafka quand les Spodek sont confrontés au « service de restitution des biens des victimes des lois et mesures de Spoliation » ou quand il se heurtent aux portes du couvent dans lequel est retirée leur fille… On ne sait s’il faut rire à toute force ou laisser le sanglot nous gagner. On entend le choeur chrétien <em>Vers toi Terre promise</em> : « Courbés sous le poids des misères, tous les peuples marchent aussi ; ils cherchent la joie, la lumière ; ils ont soif d’un monde infini. » Et plus tard, le chant du muezzin qui les accueillera aux portes d’Israël… Dans les instants les plus terribles, il y a toujours le comique poétique des Marx Brothers et le coeur gros comme ça de Jean-Claude Grumberg. Avec une liberté d’écriture, un humanisme, une ironie, une vitalité et un rire énorme.<br />
François Rodinson</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><a href="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/Vers-Toi-1.jpeg"></a><a href="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/verre-toi-terre-promise.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1439" title="VERS TOI TERRE PROMISE" src="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/verre-toi-terre-promise-300x199.jpg" alt="VERS TOI TERRE PROMISE" width="300" height="199" /></a></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<h2 style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #ff0000;"><span style="font-size: small;">VERS TOI TERRE PROMISE ET CHARLES TORDJMAN</span></span></h2>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Mes voyages en Israël ont d’abord été imaginaires. Le premier est celui de cet oncle qui me raconte avoir été à pied du Maroc en Israël. Je l’ai cru. En me racontant cette histoire, (je dois avoir sept ou huit ans) il exhibe un tambour qu’il a fabriqué lui-même avec la peau d’un mouton qu’il aurait ramenée de là-bas. La scène se passe au Maroc sur la terrasse de la maison où j’habite. Allez savoir pourquoi Israël ressemble alors pour moi au Maroc.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Second voyage j’ai onze ou douze ans, mon père lit le soir de la Pâque juive (Pessa’h) un long texte qui raconte la sortie d’Egypte. Il lit cela en hébreu et cela me semble durer toute la nuit. Je ne comprends pas l’hébreu bien que je sache le lire. J’aime lire sans comprendre même si bien sûr j’accompagne ma lecture de la traduction française. Le voyage de Moïse dans le désert dure quarante ans. Du ciel Dieu envoie la Manne, une nourriture au goût de miel. Le pays vers lequel lui et son peuple se dirigent est celui du lait et du miel. Comment ne pas rêver de ce pays ?</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Troisième voyage toujours aussi imaginaire, c’est celui que je fais bien plus tard dans les années soixante. En France, je rêve de Kibboutz, de ces endroits où l’argent n’existe pas, où tout est partagé, où tout est collectif. L’égoïsme disparu il reste l’humanité en partage. C’est un pays où les hommes ne portent pas de cravates, et font pousser de l’herbe verte dans les déserts.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Quatrième voyage. C’est en 1967 ; la guerre des six jours. J’ai maintenant là-bas de la famille ; mes grands-parents et des oncles et tantes et des cousins. Ils sont militaires ou civils. Ils me disent qu’Israël est mon pays. J’hésite à le croire. Et pourtant je me vois les armes à la main vouloir mener un combat passionnel. Je n’irai toujours pas, ce combat restera imaginaire. Je ferai plus tard de vrais voyages pour aller y voir ma sœur, ma famille. Tout est très compliqué. Je ne veux ni accuser, ni dénoncer. Bien sûr je ne peux que rêver de paix.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">A Naplouse je vais au marché pour acheter du pain. Je retrouve mon arabe du Maroc. On me répond en anglais. Je veux aller sur le tombeau présumé de Moïse. Impossible.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">A la Mer Morte je découvre une plage pour les israéliens et une autre pour les palestiniens.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">A Jéricho un enfant palestinien avec qui je visite une très ancienne synagogue. Il veut m’échanger un oiseau contre un stylo. Et bien sûr on rêve alors de paix et on se dit que la vie doit être bien difficile ici.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Plus tard, je reviendrai pour y voir le théâtre qui se fait ici. Je découvre une incroyable liberté de ton, une critique parfois très violente des positions et choix du gouvernement.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">C’est pendant un de ces voyages que je lis un texte de Jean-Claude Grumberg (merci à Paul qui anime la Fondation Beaumarchais de me l’avoir mis sous les yeux et de m’avoir fait rencontrer Jean-Claude). Le texte <em>Vers toi terre promise &#8211; tragédie dentaire</em> me touche énormément. Le titre m’inquiète un peu. Mais <em>tragédie dentaire</em>, le sous-titre me rassure.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Un couple à la sortie de la shoah « perd » ses deux filles, l’une à Auschwitz, l’autre devenue carmélite. Le couple perd son cabinet dentaire réquisitionné par un bon Français. Le couple est laïc et pourtant le voilà prêt après bien des déceptions et bien des rages à vouloir quitter la France pour aller – pourquoi pas ? – en Israël. Sans grande envie ils quitteront leur impossibilité à vivre en France leurs deuils pour la terre promise. Que vont-ils trouver là-bas ? Le lait et le miel ?</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">On entendra surtout le mélange complexe de ce chant chrétien Vers toi terre promise chantée par des carmélites qui croise un chant « hassidique juif » auquel se mêle de plus en plus fort le chant du Muezin.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Où est-on chez soi ? Où est-ce chez soi vraiment ? Vraiment rien n’est simple…</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Charles Tordjman</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<h2 style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #ff0000;"><span style="font-size: small;">VERS TOI TERRE PROMISE : UNE HISTOIRE «VRAIE» D’APRES GUERRE</span></span></h2>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">La qualité médiocre de mon émail m’a conduit à fréquenter, enfant puis adolescent, un dentiste proche de mon domicile. Pourquoi ce dentiste, son épouse et leurs deux filles, se sont-ils imposés à moi, la soixantaine venue, comme l’incarnation de notre douleur d’après-guerre, de l’après Shoah, comme on dit aujourd’hui et qu’on ne disait pas hier ?Comment, à travers leur malheur, ma mère a pu relativiser le sien. Ainsi donc il y avait une hiérarchie dans la perte. Celle du mari de ma mère, mon père donc, s’avérant moins douloureuse que celle si particulière des dentistes : une fille disparue à Auschwitz, l’autre chez les Carmélites. Bien entendu je ne prétends pas relater la vraie vie des dentistes, non, j’ai voulu en rester aux maigres informations que j’ai pu arracher enfant au silence des adultes. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Je me vois encore entrer, le ventre noué, dans la salle d’attente : quelques chaises dépareillées, les murs garnis de papier défraîchi, aucun effort de représentation, la désolation, le laisser-aller. Puis me hisser sur le siège et découvrir le visage dévasté du dentiste mordillant sa lèvre inférieure. Un cabinet exigu, un siège datant d’avant-guerre, du temps où le bonheur fréquentait encore la maison. La tragédie donc, oui. Mais une tragédie dérisoire, étroite, sans grandeur, tragédie sur mesure que nous vivions tous et qui nous condamnait à de multiples et absurdes démarches administratives.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Oui, tandis qu’on jugeait puis graciait les collabos, qu’on célébrait les résistants, le silence enveloppait les survivants et les familles des déportés. Je ne sais pourquoi, tant d’années après, les dentistes m’ont choisi pour chantre, ni pourquoi Tordjman, par l’entremise amicale de Paul Tabet, les a choisis, lui, à son tour. Ce sera donc à Charles Tordjman et à son équipe artistique de récréer cette après-guerre, de faire vivre cette tragédie dentaire sans roi ni reine. Ce sera à lui de manœuvrer le trône des douleurs et de mesurer la rage destructrice du dentiste. Ce sera à lui de ramener l’enfant que je fus, et que sans doute je reste, dans ce cercle banal à pleurer comme chantait Edith Piaf que ma mère et sans doute Clara, la femme du dentiste, aimaient tant. Voilà ce qui serait bien Charles, c’est que ce soit comme une chanson d’Edith Piaf, le rire en prime, en yiddish peut-être.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Dans un débat récent à propos de L’Atelier un élève m’a demandé comment pouviez-vous vivre après la Shoah, je n’ai pas su quoi répondre sinon « on vivait », ce serait bien que <em>Vers to</em>i puisse donner une partie de la réponse.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Ah, j’oubliais, c’est aussi une pièce sur la foi. On croit qu’on ne croit pas. Voilà le credo de Charles le dentiste. Il croit qu’il ne croit pas. Il ne veut à son chevet ni rabbin, ni archevêque. En un temps où le religieux revient au galop, il est bon que chacun affiche sa propre foi. Voilà la mienne : je crois que je ne crois pas, comme le dentiste, et ce de plus en plus. Ce que je sais, c’est qu’il cédèrent leur nid à un oiseau migrateur venu du Maroc, et qu’ils fendirent les flots vers la Terre promise pour y refaire leur vie, ou la finir, ou simplement, comme tous les vaincus des tragédies du monde, en exil.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Jean-Claude Grumberg<br />
Mars 2008</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<h2 style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #ff0000;"><span style="font-size: small;">JEAN-CLAUDE GRUMBERG</span></span></h2>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Jean-Claude Grumberg est né en 1939. Son père meurt en déportation. Il exerce différents métiers, dont celui de tailleur, avant d’entrer comme comédien dans la compagnie Jacques Fabbri.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Il est l’auteur d’une trentaine de pièces de théâtre et l’ensemble de son oeuvre théâtrale est disponible aux éditions Actes Sud-Papiers ou Babel. Il aborde l’écriture théâtrale en 1968 avec <em>Demain une fenêtre sur rue</em>, puis ce sera <em>Mathieu Legros</em>, <em>Chez Pierrot</em>, <em>Michu</em>, <em>Rixe</em> ; <em>Amorphe d’Ottenburg </em>appartient à cette époque. Ensuite &#8211; mis à part <em>En r’venant d’l’expo</em> qui raconte le destin d’une famille de comiques troupiers à la Belle Époque &#8211; le théâtre de Jean-Claude Grumberg entreprend de mettre en scène notre histoire et sa violence. Avec <em>Dreyfus</em> (1974),<em> L’Atelier </em>(1979) et <em>Zone libre</em> (1990), il compose une trilogie sur le thème de l’occupation et du génocide.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Au cinéma, il est scénariste de : <em>Les Années sandwichs</em>, coscénariste avec François Truffaut pour le <em>Dernier Métro</em>, et <em>La Petite Apocalypse</em>, <em>Amen</em> et <em>Le Couperet</em> de Costa Gavras. Pour la télévision, il écrit entre autres les scenarii de : <em>Thérèse Humberg</em>,<em> Music Hall</em>, <em>Les Lendemains qui chantent</em>, <em>93 rue Lauriston</em>.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Il est l’un des seuls auteurs dramatiques contemporains français vivants à être étudié à l’école (notamment L’Atelier).</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Il est également depuis 1999 l’auteur de nombreuses pièces pour la jeunesse.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Il a reçu le Grand Prix de l’Académie française, le Grand Prix de la SACD pour l’ensemble de son oeuvre, le prix de littérature de la Ville de Paris et de nombreux Molière et César. Son oeuvre est publiée aux éditions Actes Sud Théâtrales.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em>Mon père inventaire, </em><span style="font-style: normal;">suite de récits</span>, est publié au Seuil dans la collection la Librairie du XXIe siècle.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="color: #ff0000;">Philippe Fretun</span><span style="font-size: small;"><span style="color: #808080;"><br />
Comédien</span><br />
</span><span style="font-size: small;">Philippe Fretun a été formé au Conservatoire National supérieur d’art dramatique et à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre.<br />
</span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Au théâtre il a travaillé, notamment, sous la direction de Pierre Pradinas (<em>Freaks Society</em>), Jacques Rosner (<em>Si jamais j’te pince</em>), Jérôme Deschamps (<em>La famille Deschiens</em>), Antoine Vitez (<em>Le Revizor</em>), Benoit Régent et Philippe Fretun (<em>Gerbe de blé</em>), Jean-Hugues Anglade (<em>Great Britain</em>), Jean-Pierre Vincent (<em>Le Misanthrope</em>), Jorge Lavelli (<em>Songe d’une nuit d’été</em>, <em>Opérette</em>, <em>La Nonna</em>), Luca Ronconi (<em>Le Marchand de Venise</em>), Stéphane Braunschweig (<em>Peer Gynt</em>), Claudia Stavisky (<em>Le Monte-plats</em>), Benoît Lambert (<em>Sixième solo</em>), Jacques Nichet (<em>Mesure pour mesure</em>, <em>Casimir et Caroline</em>, <em>Faut pas payer</em>), Philippe Minyana (<em>Anne Marie</em>), Charles Tordjman <em>(La nuit des rois, Adam et Eve, Fin de partie,</em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em> L’Opéra de Quat’sous, Bastringue à la gaieté théâtre</em>), Michel Didym (<em>Ruines Romaines, Le Perroquet vert, Les Marrons du feu, Le Miracle, Yacobi et Leidenthal, Les Animaux ne savent pas qu’ils vont mourir</em> et <em>Poeub</em>) et Valère Novarina (<em>La Scène</em>)&#8230;</span></span></span><br />
<span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Au cinéma, Philippe Fretun a tourné, entre autres, avec Christine Pascale (<em>La Garce</em>), Laurent Heynemann (<em>Les mois d’avril sont meurtriers</em>), Leos Carax (<em>Mauvais sang</em>), Philomène Esposito (<em>Mima, Toxic Affair</em>), Romain Goupil (<em>Maman</em>), Lucas Belvaux (<em>Pour rire</em>), Dominique Cabrera (<em>Nadia et les hippopotames</em>), Christian Vincent (<em>Sauve-moi</em>), Pierre Jolivet (<em>Le frère du guerrier, Filles uniques</em>),</span><span style="font-size: small;">Philippe Le Guay (<em>Le coût de la vie</em>) et Robert Guédiguian (<em>Le promeneur du Champ de Mars</em>)&#8230;<br />
</span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Il a également tourné pour la télévision et fait de la mise en scène au théâtre.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #ff0000;">Antoine Mathieu</span><br />
<span style="color: #808080;">Comédien</span></span><span style="font-size: small;"><br />
Sorti en 1995 de l’Ecole du TNS.<br />
Au théâtre, il a travaillé notamment sous la direction de C. Landriève, <em>La Paix du dimanche</em> de John Osborne (Festival d’Avignon 1992) ; Enzo Cormann, <em>Cabaret Chaosmique</em> (Festival d’Avignon 1995) ; Joël Jouanneau, <em>Lève-toi et marche</em> d’après Dostoïevski (Festival d’Avignon 1995) et <em>Pitbull</em> de Lionel Spycher (TGP 1998), <em>Juste la fin du monde</em> de Jean-Luc Lagarce (Théâtre National de la Colline 2000) ; Adel Hakim, <em>Sénèque</em> (Théâtre des Quartiers d’Ivry 1995) ; Jean-Claude Fall, <em>Hercule furieux</em> et <em>Hercule sur l’Oeta</em> de Sénèque (TGP 1996), <em>OEdipe</em> de Sénèque (Comédie de Montpellier 1998); avec Alain Françon, <em>Edouard II</em> de Christopher Marlowe (Festival d’Avignon 1996), <em>Les Petites Heures</em> d’Eugène Durif (Théâtre National de la Colline 1997), <em>Petit Eyolf</em> d’Henrik Ibsen (Théâtre National de la Colline 2003, repris en 2004); Jean-Louis Martinelli, <em>Catégorie 3.1</em> de Lars Noren (TNS 2000, Nanterre 2002), <em>Platonov</em> de Tchekhov (Nanterre 2002) ; Yannis Kokkos, <em>Le Songe d’une nuit d’été</em> de Shakespeare (Nanterre 2002) ; Charles Tordjman <em>Le retour de Sade</em> de Bernard Noël (Théâtre de la Colline 2004) ; Stéphane Braunschweig <em>Vêtir ceux qui sont nus</em> de Luigi Pirandello (TNS 2006), <em>L’enfant rêve</em> d’Hanokh Levin (TNS 2006), <em>Les trois soeurs</em> de Tchekhov (TNS 2007).</span></span><br />
<span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Au cinéma, il a tourné sous la direction de Jacques Maillot, <em>Nos vies heureuses</em> ; Marion Vernoux, <em>Rien à faire</em> ; Michael Haneke, <em>Code inconnu</em> ; Cécile Vargaftig, <em>Mille facettes</em> ; Robert Guediguian, <em>Le Promeneur du Champ de Mars</em> (2004).<br />
</span><span style="font-size: small;">Il a joué dans plusieurs téléfilms parmi lesquels <em>L’Age des possibles</em> de P. Ferran, <em>Mariage d’amour</em> de P. Bailly et dans le court-métrage <em>Aiguillages</em> de C. Lionnet.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #ff0000;"><span style="font-size: small;">Clotilde Mollet</span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
<span style="color: #808080;">Comédienne</span><br />
</span><span style="font-size: small;">Formée au Conservatoire National Supérieur de musique de Paris où elle a obtenu le premier prix de violon (en musique de chambre) et au conservatoire national d’art dramatique de Paris (classe de Jacques Lassale). Elle a joué au théâtre sous la direction notamment de Louis Charles Sirjacq (<em>Oeil pour oeil</em> de Sirjacq et Jacques Audiard puis <em>Exquise Banquise</em> et <em>Duo Dubalcon</em> ,deux autres pièces de Sirjacq), Jean Jourdheuil et Jean-François Peyret (<em>Intermèdes</em> de Cervantès et Wermeer et <em>Spinosa</em> de Gilles Ailhaud), d’Alfredo Arias (<em>La Tempête</em> de Shakespeare), de Jean-Pierre Vincent (<em>Le Faiseur de théâtre </em>de Thomas Bernhardt), de Joël Jouanneau (<em>Le Bourrichon</em>), de Jean-Louis Hourdin (<em>Le Monde</em> d’Albert Cohen et <em>Des Babouins et des hommes</em>, d’Albert Cohen),de Jean-Luc Boutté (<em>La Volupté</em> <em>De L’honneur</em> de Luigi Pirandello), d’Hervé Pierre (<em>Ordinaire et disgracié</em> de Claude Mollet), d’Alain Milianti (<em>Quatre heures à Chattila</em> de Jean Genet, <em>Bingo</em> de Edward Bond, <em>Sainte Jeanne des abattoirs </em>de Brecht), de Catherine Anne (<em>Les quatre morts de Marie</em>), d’Alain Ollivier (<em>Les Serments indiscrets</em> de Marivaux), de Michel Froehly (<em>Quai Ouest</em> de Bernard-Marie Koltès). Avec Daniel Jeanneteau et Hervé Pierre, elle a créé <em>Le Gardeur de troupeau</em> au Havre en octobre 2000. La même </span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">année, elle a joué dans <em>Bastringue</em> à la Gaieté théâtre de Karl Valentin, mis en scène par Daniel Martin et Charles Tordjman. Et, dernièrement sous la direction de Daniel Jeanneteau (<em>Iphigénie</em> de Racine), et de Michel Didym (<em>Les animaux ne savent pas qu’ils vont mourir</em>, textes de Pierre Desproges).<br />
De Fernando Pessoa : (<em>CAEIRO!</em>) mise en scène collective de Gilles Privat, Cécile Bon, Daniel Jeanneteau, Hervé Pierre, Marie Christine Soma, Clotilde Mollet.</span><span style="font-size: small;"><br />
De Jean Luc Lagarce : (<em>Juste la fin du monde</em>) mise en scène de François Berreur.</span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
Au cinéma, elle a joué dans <em>La Crise </em>de Colline Serreau, <em>Un héros très discret </em>de Jacques Audiard, <em>Mange ta soupe </em>de Mathieu Amalric,<em> The red Violin</em> de François Girard, <em>Le Bleu des Villes</em> de Stéphane Brize, <em>La Police</em> de Claire Simon et <em>Le fabuleux Destin d’Amélie Poulain</em> de Jean-Pierre Jeunet.<br />
</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">A la télévision, elle a tourné sous la direction de Marco Pico (<em>Les quatrevingt Unards</em>) et de Alain Tasma (<em>Je réclame la prison</em>).</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="color: #ff0000;">Christine Murillo</span><br />
<span style="font-size: small;"><span style="color: #808080;">Comédienne</span><br />
Au théâtre :<br />
</span><span style="font-size: small;">A travaillé notamment sous la direction de Jean-Paul Roussillon, Jean-Luc Boutté, Jean-Pierre Vincent, Jacques Lassalle, Claude Régy, Alain Françon, Jean-Marie Villégier, Jacques Weber, Jean Dautremay, Alfredo Arias, Jean Jourdheuil et Jean-François Peyret, Bérangère Bonvoisin, Andreï Konchalovski, Maurice Bénichou, Jacques Nichet, Denis Marleau, Laurent Pelly, Jean-Baptiste Sastre, Michel Didym, Anne Dimitriadis, Christian Colin, Yves Beaunesne, Denise Chalem, Lucio Mad et Patrice Kerbat.</span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
Au cinéma :<br />
</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">A travaillé notamment sous la direction de Coline Serreau, Paul Vecchiali, Gérard Oury, Gérard Mordillat, Jacques Fansten, Marcel Bluwal, Caroline Huppert, Fabrice Cazeneuve, Catherine Corsini, Josée Dayan, Marco Pico, Bernard Sobel, Ariane Mnouchkine, Aki Kaurismäki, Tilly, Christine Carrière, Jean-Pierre Ronssin, Benoît Jacquot, Marie Vermillard, Romain Goupil, Joël Brisse, Brigitte Roüan, Bruno Gantillon, Joyce Bunuel, Francis Girod, Anne Le Ny et Jean-Pierre Améris.</span></span><br />
<span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Sociétaire de la Comédie-Française jusqu’en 1988, elle a reçu deux « Molière » : le « Molière du Second Rôle 1989 » pour Macha dans <em>La Mouette</em>, mise en scène par Andrei Konchalovski et le « Molière de la Meilleure Comédienne 2005 » pour <em>Dis à ma fille que je pars en voyage</em> de Denise Chalem.<br />
</span><span style="font-size: small;">Avec Jean-Claude Leguay et Grégoire OEstermann, elle a écrit <em>Le Baleinié</em>, dictionnaire des tracas, tome 1, 2 et 3, inspirant de spectacles : <em>Xu (objet bien rangé mais où ?)</em> créé en 2006 au Théâtre du Rond Point et <em>Oxu (objet qu’on vient de retrouver et qu’on reperd aussitôt)</em> qui sera créé en mai 2008 au Rond Point également.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #ff0000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">La presse en parle</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">« Le décor central est le fauteuil d&#8217;un dentiste. Le « trône des douleurs », comme l&#8217;appelle son propriétaire Charles Spodek, qui reçoit dans le Paris de l&#8217;immédiat après-guerre les parents des victimes de la Shoah. Cette souffrance-là, lui et sa femme Clara la connaissent puisqu&#8217;ils sont « orphelins » de leurs deux filles : l&#8217;une n&#8217;est pas revenue des camps, l&#8217;autre est restée cloîtrée au couvent qui l&#8217;a accueillie pendant l&#8217;Occupation. Par ailleurs, comme beaucoup de familles juives, cassées et spoliées, les Spodek bataillent avec l&#8217;administration pour recouvrer leurs droits.</span><br />
<span style="font-size: small;">Le dramaturge Jean-Claude Grumberg (trente pièces environ, dont une fameuse trilogie sur cette époque) a été témoin, enfant, de cette histoire, qu&#8217;il a gardée enfouie dans sa mémoire comme le symbole ultime de l&#8217;impensable. Avant d&#8217;en faire une pièce en 2006, où il se met en scène dans le personnage du jeune J.-C. en culottes courtes, grimpant chaque semaine sur le « trône » pour faire soigner ses caries et observer la survie des Spodek.</span><br />
<span style="font-size: small;">Dans un écrin simple et très étroit, la mise en scène de Charles Tordjman alterne subtilement tous les pans de leur intime tragédie. Les nuits sans sommeil dans l&#8217;ombre de l&#8217;appartement ; les relations sociales difficiles ; les négociations au couvent, avec une mère supérieure intraitable. A la fin, les Spodek lâcheront l&#8217;Europe pour Israël. Aux abords du rivage nouveau, le chant des muezzins se fait entendre. Les Spodek pensaient échapper là-bas à toutes les tragédies de l&#8217;Histoire&#8230; pas sûr. </span><span style="font-size: small;">Jean-Claude Grumberg, rompu à toutes les ficelles dramaturgiques, nous offre un faux choeur antique qui traduit, pince-sans-rire, le contexte sociopolitique ou le moral des personnages. Il mène sa « tragédie dentaire » sans faiblir, à l&#8217;aise avec les pointes distanciées (qu&#8217;est-ce qu&#8217;être laïc et juif ? Si vous voulez creuser davantage, voici la bibliographie&#8230;) comme avec les répliques saillantes de comédie pure, de boulevard presque ! Mais là où il excelle, et nous fait grincer de rire, c&#8217;est bien dans la noirceur désespérée, la méfiance absolue et cynique envers l&#8217;humanité.Répété et créé au moment de l&#8217;offensive du israélienne sur Gaza, ce spectacle fut produit conjointement à Tel-Aviv et à Paris, dans le cadre d&#8217;un échange culturel franco-israélien. Le metteur en scène Charles Tordjman, maître d&#8217;oeuvre du projet, a découvert à cette occasion en Israël une vie théâtrale riche et réactive, à la conscience parfois très critique à l&#8217;égard de la société et des hommes politiques. « La pièce de Grumberg raconte l&#8217;histoire des Israéliens, à deux générations près, et j&#8217;ai découvert avec surprise qu&#8217;ils la connaissaient mal. Mais le thème des enfants perdus et des mères meurtries, ils disent le vivre au présent, y compris côté palestinien », commente Charles Tordjman. Il dit aussi avoir travaillé « en stéréo » : dans le même décor et la même mise en scène, mais avec des comédiens différents. A la hargne rentrée d&#8217;un Philippe Fretun (Charles) et au désarroi patient d&#8217;une Christine Murillo (Clara) s&#8217;opposent &#8211; annonce-t-il &#8211; les jeux plus « solaires » d&#8217;acteurs israéliens fameux. Cette passionnante comparaison sera possible pour les spectateurs des deux côtés de la Méditerranée puisque, du 31 mars au 5 avril, c&#8217;est le Théâtre Cameri de Tel-Aviv qui viendra au Rond-Point à Paris. Et inversement. »<br />
Telerama, Emmanuelle Bouchez, le 21 mars 2009</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">« Comment vivre après la disparition de ses enfants ? Des parents orphelins, cela n&#8217;existe pas. Le deuil est-il possible ? La foi offre-t-elle une porte de sortie ? À travers quatre comédiens véritablement touchés par la grâce, on se sent forcément concerné par le propos de Jean-Claude Grumberg. Philippe Fretun compose magnifiquement un Charles Spodek faussement dur, Christine Murillo incarne une émouvante Clara. Clotilde Mollet et Antoine Mathieu, qui campent les autres personnages et jouent également les choeurs, réussissent à faire oublier qu&#8217;ils ne sont que deux.</span><br />
<span style="font-size: small;">« C&#8217;est une pièce sur la foi », définit Jean-Claude Grumberg. Une pièce sucrée-salée, horriblement drôle. On rit de l&#8217;indicible. Désespérément. D&#8217;un rire salutaire. L&#8217;humour est déjà dans le sous-titre, « Tragédie dentaire ». L&#8217;espoir serait plutôt dans le titre : « Vers toi terre promise ». »</span><br />
<span style="font-size: small;">Figaroscope, Nathalie Simon, le 11 mars 2009.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">« On rit. Souvent. Beaucoup. On s&#8217;émeut aussi. D&#8217;autant plus que la mise en scène de Charles Tordjman, tirée au cordeau, fait la part la plus belle, avec une délicatesse extrême, à l&#8217;humanité des personnages virevoltant dans un ingénieux décor à double étage et panneaux glissants. »</span><br />
<span style="font-size: small;">La Croix, Didier Méreuze</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Dans le cadre du projet Théâtre Ville Ouverte de Culturesfrance, Charles Tordjman met en scène<em> Vers toi terre promise</em>, de Jean-Claude Grumberg. Une « tragédie dentaire » qui pose avec humour et humanité les questions de la souffrance, de la croyance, de l’identité…</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Traversant un pan douloureux de l’existence de Charles et Clara Spodek, un couple de Français athées d’origine juive ayant perdu, durant la Seconde Guerre mondiale, leur cabinet dentaire ainsi que leurs deux filles (l’une étant morte dans les camps nazis, l’autre n’étant jamais revenue du couvent dans lequel ses parents l’avaient cachée), ce texte porte, dans l’histoire même qu’il relate, l’idée de voyage entre France et Israël. Car si cette alternance de scènes jouées, d’apartés de l’auteur et de sources documentaires sonde les thématiques de la souffrance, des questionnements religieux et identitaires, elle investit tout autant celles de l’espoir, de la survie, de l’évasion vers une terre nouvelle, vers une vie à inventer.<br />
</span><span style="font-size: small;">C’est dans ses propres souvenirs d’enfance que Jean-Claude Grumberg a puisé la matière de cette histoire pleine d’humour, de finesse et de sensibilité. Une histoire bien sûr grave, très touchante, mais qui réalise l’exploit de ne jamais se laisser aller à une quelconque facilité compassionnelle. Bien au contraire, <em>Vers toi terre promise</em> s’affirme comme une comédie profonde, exigeante, une comédie qui passe par le prisme du particulier pour nourrir des perspectives universelles. Car au-delà des interrogations sur la judéité, au-delà de l’abîme de la shoah, c’est plus généralement du deuil, de la </span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">désespérance, de la difficulté à se relever après un traumatisme dont nous parle le texte de Jean-Claude Grumberg. Il le fait de façon particulièrement habile, usant de légèreté et d’ironie. Ainsi, cette « tragédie dentaire » se révèle une belle surprise. Une surprise qui doit également beaucoup aux remarquables comédiens réunis par Charles Tordjman – Philippe Fretun, Antoine Mathieu, Clotilde Mollet, Christine Murillo – qui nourrissent ce spectacle d’une grande justesse, d’une saisissante humanité.<br />
</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">La Terrasse, Manuel Piolat Soleymat.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
]]></content:encoded>
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		<title>Résumons-nous</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Dec 2010 11:09:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>remi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Charles Tordjman
D’après les chroniques de la montagne d’Alexandre Vialatte




hhhhh
Adaptation : Jacques Nichet
Mise en scène : Charles Tordjman
Scénographie : Vincent Tordjman
Lumières : Christian Pinaud
Costumes : Cidalia da Costa
Musique : VICNET
Maquillages : Cécile Ktretschmar
Avec : Clotilde Mollet,  Christine Murillo,  Dominique Pinon

Création au Théâtre de Vidy-Lausanne en Mars 2012



Production : Compagnie Fabbrica
La compagnie Fabbrica est subventionnée par le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"><a title="Scénarts Chroniques de la montagne" href="http://www.scenarts.fr/wordpress/equipes-artistiques/charles-tordjman/parcours/" target="_self"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>Charles Tordjman</strong></span></span></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>D’après les chroniques de la montagne d’Alexandre Vialatte</strong></span></span></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><a href="mailto:r.jullien@scenarts.fr" target="_self"><img title="spectacle_disponible_en_tournee" src="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/spectacle_disponible_en_tournee.png" alt="spectacle_disponible_en_tournee" width="270" height="20" /></a></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<div id="attachment_1419" class="wp-caption alignright" style="width: 246px"><a href="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/SarahSze-0127_02.jpeg"><img class="size-medium wp-image-1419" title="SarahSze-0127_02" src="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/SarahSze-0127_02-236x300.jpg" alt="Sarah Sze" width="236" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Sarah Sze</p></div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #ffffff;">hhhhh</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #ff0000;">Adaptation </span>: Jacques Nichet<br />
</span><span style="font-size: small;"><span style="color: #ff0000;">Mise en scène</span> : Charles Tordjman</span><br />
<span style="font-size: small;"><span style="color: #ff0000;">Scénographie</span> : Vincent Tordjman<br />
<span style="color: #ff0000;">Lumières</span> : Christian Pinaud<br />
<span style="color: #ff0000;">Costumes</span> : Cidalia da Costa<br />
</span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #ff0000;">Musique</span> : VICNET<br />
<span style="color: #ff0000;">Maquillages</span><strong><span style="color: #ff0000;"> </span>: </strong>Cécile Ktretschmar</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 60%;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #ff0000;">Avec </span>:</span></span> <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Clotilde Mollet,  Christine Murillo,  Dominique Pinon</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;"><span style="color: #ff0000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Création au Théâtre de Vidy-Lausanne en Mars 2012</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #ff0000;">Production</span> : Compagnie Fabbrica</span><br />
<span style="font-size: small;">La compagnie Fabbrica est subventionnée par le Ministère de la Culture &#8211; DGCA, le Conseil Régional de Lorraine et le Conseil Général de Meurthe-et-Moselle.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="color: #ffffff;">hhhhh</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #ff0000;">NOTES…</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em>« C’est en présence de l’éléphant que l’homme sent vraiment qu’il n’a pas de trompe et pas de défenses. C’est en présence de l’éléphant qu’il se rend compte également qu’il porte des bretelles (le pantalon de l’éléphant retombe sur les talons) L’homme est le seul animal qui porte des bretelles ; c’est ce qui le distingue nettement du hanneton, du boa , du chien, de la poule, du hareng saur ».<br />
</em></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"><span style="color: #ff0000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Alexandre Vialatte</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="right">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em>« Rien n’est plus beau à voir que l’homme sur les montagnes quand il mange avec ses enfants du lapin mort dans des assiettes en plastique bleu. Il a les mollets nus et des sandales romaines. Il se grise d’idéal. Il tranche le cervelas. Il fait circuler la bouteille. Il jette au vent les épluchures de saucisson ».</em> </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"><span style="color: #ff0000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Alexandre Vialatte</span></span></span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Depuis sa vingt-et-unième année et jusqu’à sa mort, Alexandre Vialatte (1901-1971) a créé un genre littéraire qu’il a poussé à la perfection : la chronique.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Pour la Revue rhénane, le Crapouillot, l’Intransigeant, la Nouvelle Revue Française, Marie-Claire, le Journal de l’Est et pendant les dix-huit dernières années de sa vie pour le grand quotidien auvergnat La Montagne.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Tous les dimanches soir, Vialatte porte sa copie à la Gare de Lyon au train de 23h15. Alexandre le grand Vialatte parle de tout et de rien. Du temps, des animaux, d’une pièce de théâtre, d’un film, commente un lieu commun ou un proverbe. Il fera l’éloge du homard et autres insectes utiles.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">« Vialatte touche le monde avec un plumeau. C’est ainsi que l’on devient indispensable (…) Rien ne le fascine autant que le monde en seconde main, celui qui est lu, approuvé et répertorié par l’écrit. La langue française entraîne tout le monde dans le même bateau, celui où vogue la chronique. » écrit Jean-Pierre Thibaudat dans Libération en 1987 lors de la sortie de « Eloge du homard et autres insectes utiles ».</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Alexandre Vialatte parle bien sûr du temps, le perdu et le retrouvé, de la France, de ce dont nous parlons.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em>« Une chronique, il faudrait la faire pousser comme une herbe dans les fentes d’un mur, dans les pierres de l’emploi du temps ».</em> </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">De lui qui termine toutes ses chroniques par « Et c’est ainsi qu’Allah est grand » on essaiera de faire un théâtre qui sera comme une promenade, une flânerie en philosophie, en morale et en humour d’une rare délicatesse.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Un demi-siècle observé, un temps perdu ici retrouvé.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Nous inventerons à partir de toutes ces choses un théâtre-chronique<em>.</em> Nous rirons de nous et du monde avec des pincettes.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #ff0000;">Charles Tordjman</span></span></span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"><span style="color: #ff0000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>ALEXANDRE VIALATTE… </strong></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: none;">Né en 1901, germanophone, il est de 1922 à 1928 secrétaire de rédaction de </span></span><span style="color: #000000;"><em><span style="text-decoration: none;">La Revue Rhénane</span></em></span><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: none;"> à Mayence , dans la zone occupée par les forces françaises. Il y découvre l&#8217;œuvre de Franz Kafka, dont il fut le premier traducteur de l&#8217;allemand en français.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: none;">En 1938, il est professeur de français au lycée franco-égyptien d&#8217;Héliopolis, près du Caire.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: none;">Il s&#8217;engage en 1939 et est fait prisonnier en Alsace en juin 1940, ce qui provoque en lui un effondrement psychologique qui le conduit à l&#8217;hôpital psychiatrique de Saint-Ylie, près de Dole. </span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: none;">Après avoir tenté de s&#8217;y suicider, il en sort en 1941. Cette expérience est relatée dans </span></span><span style="color: #000000;"><em><span style="text-decoration: none;">Le Fidèle Berger</span></em></span><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: none;">, roman du soldat qui sombre dans la folie à force de marcher et sera sauvé en pensant à la femme aimée. Son ami Henri Pourrat mentionne « ce bourg où Vialatte, en se retrempant chaque jour dans le limpide étang des Escures, écrivit en trois semaines </span></span><span style="color: #000000;"><em><span style="text-decoration: none;">Le Fidèle Berger</span></em></span><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: none;">, et, c&#8217;est le plus étonnant des livres de guerre parus durant la guerre, le plus profond. Celui où la colère, l&#8217;humour, la simplicité, la fidélité nous parle de plus près ».</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: none;">En 1945, il est à nouveau correspondant en Allemagne, où il rend compte des procès de Nuremberg.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="text-decoration: none;">En 1948, il retourne à Ambert, puis s&#8217;installe à Paris (en face de la prison de la Santé). Il écrit, de 1952 jusqu&#8217;à sa mort en 1971, les 898 </span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="text-decoration: none;">Chroniques</span></em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="text-decoration: none;"> publiées (à l’exception de 10) dans le journal quotidien auvergnat </span></span></span></span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Montagne_%28journal%29"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="text-decoration: none;">La Montagne</span></em></span></span></span></a><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="text-decoration: none;">. Ses boutades témoignent de son goût du non-sens :</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">« Le loup est appelé ainsi à cause de ses grandes dents. »</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">« Je suis un écrivain notoirement méconnu. »</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">« Pascal aimait tellement l&#8217;Auvergne qu&#8217;il naquit à Clermont-Ferrand. »</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">« En Auvergne, il y a plus de montées que de descentes. »</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">« L&#8217;homme n&#8217;est que poussière&#8230; c&#8217;est dire l&#8217;importance du plumeau ! »</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">« Sauf erreur, je ne me trompe jamais. »</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Il finissait par ailleurs la plupart des articles qu&#8217;il rédigeait par la phrase : « Et c&#8217;est ainsi qu&#8217;Allah est grand », sans aucun rapport avec le sujet de l&#8217;article, mais témoignant parfaitement de son humour particulier et anticonventionnel.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="text-decoration: none;">Il tenait également dans les années 1960 une chronique régulière dans le magazine </span></span></span></span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Elle_%28magazine%29"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="text-decoration: none;">Elle</span></em></span></span></span></a><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="text-decoration: none;"> : </span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="text-decoration: none;">Le Paris des Parisiennes</span></em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="text-decoration: none;">.</span></span></span></span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="color: #ff0000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Ont été publiés d’Alexandre Vialatte : 13 recueils de chroniques (regroupées après sa mort dans le recueil en deux volumes des <em>Chroniques de la Montagne</em>), 2 recueils de poésie, plusieurs volumes de correspondance avec Jean Paulhan et Henri Pourrat, Jean Dubuffet notamment, la traduction en français de 9 œuvres de Franz Kafka et de 19 autres œuvres d&#8217;auteurs divers, ainsi que des chroniques illustrées.</span></span></span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="color: #ff0000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>SEMAINE APRÈS SEMAINE… </strong></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Semaine après semaine, de 1952 à 1971, Alexandre Vialatte a tenu parole. Sa chronique hebdomadaire dans un journal régional lui permet d&#8217;exprimer une fidélité sans faille envers une France, celle de son enfance, qui se défait sous ses yeux à force de réformes hâtives : &laquo;&nbsp;On brise tout parce qu&#8217;on veut faire du neuf. On a donc l&#8217;illusion de pouvoir tout remplacer.&nbsp;&raquo;</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">A la précipitation inutile, ce flâneur oppose le génie de la lenteur, les bienfaits du temps perdu. Dans sa course échevelée vers le progrès, le monde ne perd plus une minute pour se perdre…Vialatte prend le parti d&#8217;en rire et nous offre une cinglante caricature des &laquo;&nbsp;temps modernes&nbsp;&raquo;.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></p>
<div id="attachment_1421" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/SarahSze-0127_04.jpeg"><img class="size-medium wp-image-1421" title="SarahSze-0127_04" src="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/SarahSze-0127_04-300x233.jpg" alt="Sarah Sze" width="300" height="233" /></a><p class="wp-caption-text">Sarah Sze</p></div>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Sur son théâtre d&#8217;ombres circulent une multitude de petites silhouettes inquiètes et impuissantes, souvent de bien méchante humeur. L&#8217;homme se retrouve &laquo;&nbsp;absent de lui-même&nbsp;&raquo; : il commence par quitter sa propre langue en vouant au diable l&#8217;orthographe et la grammaire et &laquo;&nbsp;il finit par se quitter lui-même.&nbsp;&raquo; De toute façon, &laquo;&nbsp;on n&#8217;a plus le temps de savoir ce qu&#8217;on pense&nbsp;&raquo;. Et chacun, pour s&#8217;y retrouver, s&#8217;empresse de suivre &laquo;&nbsp;le prospectus général&nbsp;&raquo; où sont garanties par les media des idées calibrées et inoxydables, à tout usage.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">L&#8217;humour de Vialatte sert de merveilleux corrosif pour ronger les conformismes les plus massifs. Pourtant, malgré ses chroniques successives et les malices de son imagination, l&#8217;écrivain se sent faiblir dans ce combat inégal contre le siècle.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Par son inquiétude et son impuissance, il se met à ressembler à ses silhouettes, à ses ombres et son rire se fait plus sombre. Parfois, l&#8217;angoisse devant la barbarie montante à travers le monde semble sonner le glas pour toute une civilisation.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Soixante ans nous séparent de son premier papier et quarante du dernier. Charles Tordjman nous prépare une surprise quand aujourd&#8217;hui, il veut jouer avec tout ce temps-là, faire entendre la voix encore trop méconnue de Vialatte. Clotilde Mollet, Christine Murillo et Dominique Pinon prendront à bras-le-corps cette parole déjà ancienne et la folie de notre époque : l&#8217;affrontement théâtral poursuivra sur quelques mètres carrés de bois le combat du chroniqueur de <em><span style="text-decoration: underline;">La Montagne</span></em>, interrompu par la mort. En s&#8217;asseyant dans son fauteuil, le spectateur proche du lecteur d&#8217;autrefois pourra, à son tour, faire une halte d&#8217;un peu plus d&#8217;une heure pour écouter &laquo;&nbsp;le bruit du temps&nbsp;&raquo;, partager les pensées et les rires redevenus vivants de l&#8217;auteur, faire face aux inquiétudes et aux impuissances présentes pour tenter de les dépasser demain…</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"><span style="color: #ff0000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Jacques Nichet</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"><span style="color: #ff0000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>E</strong><strong>XTRAITS… </strong></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Où allons nous ? Ma grand-mère en était fort curieuse. Elle se le demandait souvent. En même temps, elle levait les deux bras vers le ciel. Ensuite elle hochait la tête et revenait soulagée, de l’abîme entrevu (…). Au besoin pour se soulager un peu de ses visions si tragiques, elle prenait une pastille Valda ou acceptait un doigt de porto… (1955)</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Nous avons une façon frivole de nous servir des chasses d’eau. Nous en tirons la poignée de céramique avec une froide indifférence. Est ce le trait d’une espèce pensante ? L’homme profond se demande qui inventa la chasse d’eau. D’une main il tire, de l’autre il pense ; l’homme profond est profond en toute chose. Et que se répond-il ? Il se répond à tort que la chasse d’eau a dû être inventée par quelque anglais à casquette plate de l’époque des premiers chemins de fer, car le confort moderne, en sa superstition, est chose d’origine anglaise, de date relativement récente et de vocabulaire britannique. (…) (1955)</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Je viens de traverser la France ; elle est complètement vide. (…) ( 1961)</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">L’homme ne descend pas, il remonte. Il remonte au tarsier, une sorte de rat, avec des mains prenantes et des oreilles pointues (…) il est un peu déçu. Il ne s’attendait pas à descendre d’un rat. C’est trop petit. Mais les faits sont là et on ne va pas contre les faits : l’homme provient d’une espèce de rat ; ce n’est qu’une habitude à prendre. (1958)</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Le chien, le rat, le lapin meurent pour la vitesse dans des fusées volantes ; ils meurent pour Mars, pour la lune, pour Vénus. On ne peut plus les retenir : en 1957 c’est une chienne Laïka ouvrière posthume de la science, décédée en plein ciel de gloire, et qui ne veut plus cesser de tourner ; en 1952, sept singes américains, et même cinq souris new -yorkaises , en 1957 : Albina , Moazina, Laïka encore, trois chiennes russes ; en 1958 la souris Mickey, américaine, perdue en mer ( qu’une souris même californienne se sent petite parmi l’océan !) ; la chienne russe Coquette, la souris Mia, perdue en mer, américaine ; les chiennes russess Belvianka et Piostray ; la souris Twikle, le singe Gordo, enfants de la bannière étoilée ; en 1959 à bord d’une fusée Jupiter les guenons Able et Backer, américaines d’âme et de naissance, et les chiennes russes Flocon de neige et Intrépide ; sans compter un lapin soviétique anonyme. Quelle hécatombe ! Quelle modestie ! Ils ne savaient même pas leur nom ! (1959)</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Quand Hitler est mort, on n’en a pas bien profité. (1959)</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">L’autobus est nettement plus grand que l’homme. (1961)</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">L’homme s’envole, l’homme s’est envolé, Yuri Gagarine revient du ciel (son nom signifie canard sauvage). De grands espoirs sont nés en banlieue. Car bientôt l’homme s’en ira par bandes, en triangle, comme les cigognes, en chantant des chansons plaintives. Ses bataillons sillonneront le ciel, comme ceux des oiseaux migrateurs. On le suivra des yeux, il deviendra tout petit, puis disparaîtra dans l’espace pour s’installer dans les étoiles lointaines ou sur des îles artificielles, et la banlieue sera décongestionnée. On trouvera des appartements (…).</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Et c’est ainsi qu’Allah est grand !</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"><span style="color: #ff0000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Alexandre Vialatte</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 0.67cm;" align="justify"><span style="color: #ff0000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong><a title="Scénarts Jacques Nichet" href="http://www.scenarts.fr/wordpress/equipes-artistiques/jacques-nichet/parcours/ " target="_self">Jacques Nichet…<br />
</a></strong><span style="color: #7f7f7f;">Adaptation</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #7f7f7f;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Vincent Tordjman…</strong></span><br />
Scénographe</span></span><br />
<span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">Il travaille à plusieurs échelles et dans différents domaines avec un même souci d’expérimentation et de recherche : scénographie de théâtre et d’opéra, architecture d’intérieur, design objet et mobilier. Il conçoit la scénographie au théâtre comme un laboratoire. Ses réflexion sur le rapport du spectateur à la scène, l’invention d’effets impliquant la technique du son, de la lumière ou de la vidéo, lui permettent de servir le texte d’une manière qu’il souhaite en même temps claire mais inattendue et non conventionnelle.<br />
</span><span style="color: #000000;">Pour Charles Tordjman il a notamment signé les décors de «Vers toi terre promise &#8211; Tragédie dentaire» de Jean-Claude Grumberg, «Slogans» de Maria Soudaïeva, «Anna et Gramsci» de Bernard Noël, «Eloge de la faiblesse» d’Alexandre Jollien, «Daewoo» de François Bon, «Je poussais donc le temps avec l’épaule» d’après Marcel Proust, pour l’Opéra de Nancy «Der Kaiser von Atlantis» de Viktor Ullmann, pour René Loyon «La fille aux rubans bleus» de Yedwart Ingey, pour Michel Didym «Face de cuillère» de Lee Hall. Dernièrement, pour Fran- çois Rodinson, il a créé la scénographie de «Classe» de Blandine Keller et celle de «La tête de l’homme», texte de Florence Pazzottu.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 0.67cm;" align="justify">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong><span style="color: #ff0000;">Clotilde Mollet…</span><br />
</strong><span style="color: #808080;">Comédienne<br />
</span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><a href="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/mollet.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1428" title="mollet" src="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/mollet.jpg" alt="mollet" width="90" height="90" /></a> Formée au Conservatoire National Supérieur de musique de Paris où elle a obtenu le premier prix de   violon (en musique de chambre) et au conservatoire national d’art dramatique de Paris (classe de Jacques Lassale). Elle a joué au théâtre sous la direction notamment de Louis Charles Sirjacq, Jean Jourdheuil et Jean-François Peyret, d’Alfredo Arias, Jean-Pierre Vincent, Joël Jouanneau, Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc  Boutté, Hervé Pierre, Alain Milianti, Catherine Anne, Alain Ollivier, Michel Froehly.</span><span style="font-size: small;">Avec Daniel Jeanneteau et Hervé Pierre, elle a créé <em>Le Gardeur de troupeau</em> au Havre en octobre 2000. La même année, elle a joué dans Bastringue à la Gaieté théâtre de Karl Valentin, mis en scène par Daniel Martin et Charles Tordjman.<br />
</span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Et, dernièrement, elle a joué sous la direction de Daniel Jeanneteau et de Michel Didym, Fernando Pessoa : (CAEIRO!) mise en scène collective de Gilles Privat, Cécile Bon, Daniel Jeanneteau, Hervé Pierre, Marie Christine Soma, Clotilde Mollet.</span><span style="font-size: small;">Jean Luc Lagarce : (Juste la fin du monde) mise en scène de François Berreur.</span><span style="font-size: small;">Au cinéma, elle a joué dans des films de Colline Serreau, Jacques Audiard, Mathieu Amalric, François Girard, Stéphane Brize, Claire Simon et Jean-Pierre Jeunet.</span><span style="font-size: small;">A la télévision, elle a tourné sous la direction de Marco Pico et de Alain Tasma.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;"><strong><span style="color: #ff0000;">Christine Murillo… </span><br />
</strong><span style="color: #808080;">Comédienne</span><br />
<a href="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/murillo.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1430" title="murillo" src="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/murillo.jpg" alt="murillo" width="120" height="114" /></a>A travaillé notamment sous la direction théâtrale de Jean-Paul Roussillon, Jean-Luc Boutté, Jean-Pierre Vincent, Jacques Lassalle, Claude Régy, Alain Françon, Jean-Marie Villégier, Jacques Weber, Jean Dautremay, Alfredo Arias, Jean Jourdheuil et Jean-François Peyret, Bérangère Bonvoisin, Andrei Konchalovski, Maurice Bénichou, Jacques Nichet, Denis Marleau, Jean-Baptiste Sastre, Michel Didym, Anne Dimitriadis, Christian Colin, Yves Beaunesne, Denise Chalem, Lucio Mad, Patrice Kerbrat, Charles Tordjman et Laurent Pelly.<br />
</span></span><br />
<span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="color: #000000;">Et sous la direction cinématographique de :</span><span style="font-size: small;"> Coline Serreau, Paul Vecchiali, Gérard Oury, Gérard Mordillat, Jacques Fansten, Marcel Bluwal, Caroline Huppert, Fabrice Cazeneuve, Catherine Corsini, Josée Dayan, Marco Pico, Bernard Sobel, Ariane Mnouchkine, Aki Kaurismäki, Tilly, Christine Carrière, Jean-Pierre Ronssin, Benoît Jacquot, Marie Vermillard, Romain Goupil, Joël Brisse, Brigitte Roüan, Bruno Gantillon, Joyce Bunuel, Francis Girod, Anne Le Ny, Jean-Pierre Améris et Albert Dupontel.</span></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;">Sociétaire de la Comédie-Française jusqu’en 1988, elle a reçu deux « Molière » :<br />
</span><span style="color: #000000;">- le Molière du Second Rôle 1989 pour Macha dans </span><span style="color: #000000;"><em>La Mouette</em></span><span style="color: #000000;">, mise en scène par Andrei Konchalovski, et le Molière de la Meilleure Comédienne 2005 pour </span><span style="color: #000000;"><em>Dis à ma fille que je pars en voyage</em></span><span style="color: #000000;"> de Denise Chalem.<br />
</span></span><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">Elle co-écrit avec Jean-Claude Leguay et Grégoire Œstermann “le baleinié, dictionnaire des tracas », dont les tomes 1, 2, et 3 sont parus aux Editions du Seuil, inspirant deux spectacles, </span><span style="color: #000000;"><em>XU </em></span><span style="color: #000000;">* et </span><span style="color: #000000;"><em>OXU </em></span><span style="color: #000000;">*, joués respectivement en Janvier 2006 et avril 2009, au Théâtre du Rond-Point, puis au Théâtre de la Pépinière en 2010.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">* xu : objet bien rangé mais où ?</span><br />
<span style="font-size: small;">* oxu : objet qu&#8217;on vient enfin de retrouver et qu&#8217;on reperd aussitôt</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong><span style="color: #ff0000;">Dominique Pinon…</span><br />
</strong><span style="color: #808080;">Comédien</span><br />
<a href="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/pinon.jpeg"><img class="alignleft size-full wp-image-1432" title="pinon" src="http://www.scenarts.fr/wordpress/wp-content/uploads/pinon.jpeg" alt="pinon" width="122" height="123" /></a>Il a travaillé au théâtre notamment avec Laurent Frechuret, Xavier Gallais, Claudia Stavisky, Valère Novarina, Mohamed Rouahbi,  Yannis Kokkos,  Michel Raskine,  Zabou Breitman dans L’hiver sous la table pour lequel il obtient le Molière 2004 : Meilleur Comédien, Renaud Cojo, Franck Hoffman, Jorge Lavelli et Gildas Bourdet.</span></span><br />
<span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Au cinéma, il a commencé avec Arthur Joffé  dans un court métrage pour lequel ils ont reçu la Palme d’or du Court Métrage à Cannes 1980.</span></span></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><br />
Puis il a travaillé avec entre autres, J.J. Beneix, Jean-Pierre Jeunet et MarcCaro, Diane Bertrand, Ermmano Olmi, Zabou Breitman, Manuel.</span></p>
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